Hérœon. Ante. Restauration par DœrpfeM
avaient dû employer ces plaques de pierre pour garantir le pied du mur, d'un mur fait de carreaux d'argile ou de moellons reliés par un mortier de boue*.
11 en est de même des antes et des jambages de la porte du naos. Les antes sont en pierre;
mais, sur leur face an té- .jf"^
rieure et sur leur face interne, on remarque des entailles où s'encastraient les planches et les dés sur lesquels étaient fixés, par des clous, les madriers derrière lesquels se cachait le massif de tuf. Dans le croquis ci-joint, pour faire comprendre comment était arrangé ce revêtement, nous
avons rétabli quelques-uns de ces madriers (fig. 194). A quoi servaient-ils? La pierre est plus dure que le bois. Si celui-ci paraît à cette place, c'est qu'il l'occupait dans les bâtiments d'autrefois, où cet écran protégeait les têtes saillantes des murs de brique crue^ Sans cette défense, dans cette sorte d'éperon battu par la pluie sur trois de ses faces et exposé à tous les chocs, la maçonnerie n'aurait pas tardé à se désagréger. Ici, d'ailleurs, ce revêtement était inutile, en raison de la disposition périptère ; les antes étaient abritées par le portique.
Ces rainures ménagées dans le tuf, on les retrouve sur les blocs qui formaient le sol et le lableau de la porte du naos ; elles n'ont pu servir qu'à recevoir les pièces horizontales au moyen desquelles s'opérait la liaison de la pierre et du bois (fig. 194, 195 et 196). La pierre de seuil