Ibid., t. VI, p
lO.'i. — Héroîon. Mur de front de la cella et porte. Restauration par Dœrpfeld.
porte des marques de clous; on se rappelle les seuils de chêne ou de frêne dont il est question chez Homère *.
Partout là, aux antes, à la porte, Tenveloppe de bois s'était-elle doublée d'une enveloppe de métal ? Des feuilles de bronze servaientelles à rendre cetle garniture tout à la fois plus résistante et plus décorative? On ne sait, et peu importe. Ce qui fait l'intérêt des particularités que nous avons signalées, c'est la conclusion qu'elles autorisent : quand fut créé le temple hexastyle, le constructeur restait encore fidèle aux méthodes de Tftge mycénien, et, d'autre part, s'il les appliquait, ce n'était pas qu'elles se justifiassent, comme autrefois, par des nécessités pratiques. Il obéissail à l'une de ces habitudes qui
196. — Hérœon. Plan de la porte, pris de l'intérieur du naos.
survivent aux circonstances et aux besoins d'où elles sont nées; il suivait docilement une de ces traditions qui, dans les corps de métier, se transmettent, comme un héritage, de génération en génération. L'Héraeon d'Olympie est donc ce que l'on peut appeler un monument de transition. C'est par lui que nous devinons comment l'architecte a passé du mégaronAe^ rois achéens au temple de pierre; c'est en l'étudiant que l'on s'explique comment certaines dispositions qui caractérisent les bâtiments de la période antérieure se sont conservées dans cet édifice, par l'effet de la routine.