ETDDB COMPARATIVE DES PLANS REPRESENTES A LA MEME ÉCHELLE
slalé dans le temple de Poséidon à P<fistum,le seul temple où quelquesunes de ces colonnes soient encore en place (fig. 208)*. Il est probable qu'il en était de même partout ; mais ailleurs le pelit ordre ne s'est retrouvé qu'à l'état de débris gisant sur le sol.
On ne compte guère que huit temples doriques qui soient divisés en trois nefs par un ordre intérieur, les six temples j,
hexastyles figurés dans cette page et le Parthénon, ainsi que le temple T de Sélinonte,qui sont octostyles. Si nous avons rattaché à ce groupe le vieux temple d'Athéna, dans l'Acropole, c'est que l'état dans lequel y ont été retrouvées les maçonneries laisse planer des doutes sur la disposition interne de la cella. Les deux murs par lesquels est bordée la pièce oblongue qui fait suite au pronaos oriental semblent avoir été faits pour porter des colonnes; peut-être y en avait-il deux de chaque côté, comme il y en a quatre à Corinthe dans la salle qui forme la partie antérieure et principale du naos (pi. XIX).
Le second type (pi. XV et XVI) est celui que constituent les temples, beaucoup plus nombreux, qui n'ont pas de colonnes dans leur cella; ils ressemblent d'ailleurs, pour tout le reste, aux temples du premier type. Pourquoi n'y a-t-on pas conservé une disposition qui, dans la Grèce propre, paraît avoir été transmise par les architectes mycéniens aux constructeurs des plus anciens temples? On ne sait; mais ce qui est certain, c'est que la présence ou l'absence de cette colonnade ne tient pas aux dimensions de l'édifice. Là où manquent ces supports ménagés entre les deux murs, l'établissement de la charpente paraît devenir plus difficile, et voici pourtant Iç temple R, à Sélinonte, et le temple dit d'Héraclès, à Agrigente (pi. XV), où la cella est aussi large que dans le temple de Poséidon à Paestum, et où il n'y a point de colonnade intérieure. Voici, d'autre part, le temple de Thésée et celui d'Égine, qui sont plus petits et qu'il était aisé de couvrir, l'un et l'autre, sans le secours de ces points d'appui; ceux-ci font défaut dans le temple de Thésée, tandis que nous les trouvons dans le
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208. — Paestum. Temple de Poséidon. Colonnes de l'intérieur de la cella. Labrouste, p. 8.
1. Labrouste, Temples de Paestumf in-f*>, 1-877, p. 8, avec fîgure dans le texte.
temple d'Égine. Ce qui frappe, au premier coup d'oeil que Ton jette sur tous ces plans, c'est, outre la disposition périptère, qui est partout adoptée, le fait que tous ces temples, quelle qu'en soit la grandeur, sont uniformément composés, à l'extérieur, d'éléments semblables. Ceux-ci, sur la façade tout au moins, sont toujours, à deux exceptions près, en même nombre, et ce nombre ne varie, sur les côtés, que dans de très faibles limites. L'aire du temple d'Égine ne représente à peu près que le cinquième de celle du temple de Zeus à Olympie; or le temple d'Égine a, comme le grand temple d'Olympie, six colonnes en frontispice et il n'en a qu'une de moins sur le côté. Ces éléments grossissent ou diminuent, suivant la dimension que l'architecte a voulu donner à son œuvre ; mais ils gardent toujours entre eux le même rapport. Cette constance avec laquelle l'architecture grecque s'attache à reproduire ainsi un type toujours le même est un de ses caractères originaux ; tout son système de proportions en découle.
A propos des temples coloniaux, nous signalons quelques-unes des singularités que présentent certains de ces temples du second type; d'autres seront relevées en leur place, lorsque nous dresserons, par siècle et par pays, la liste des édifices qui représentent l'évolution de l'architecture dorique. Sur une feuille à part (pi. XVII), nous avons rapproché les deux seuls temples de cet ordre qui aient, sur leurs façades principales, huit colonnes au lieu de six, le Parthénon et le temple T de Sélinonte, qui diffèrent d'ailleurs à tant d'égards. Cette addition de deux colonnes sur le frontispice n'a pu être motivée que par le désir de donner à cet ensemble un aspect plus grandiose. C'est à une préoccupation du même genre que l'on doit attribuer l'élrangeté du plan de ce Temple des Géants, à Agrigente, que Topulente cité n'a pas eu le temps ni les moyens de terminer (pi. XVIII). Si nous l'avons fait entrer dans cette série, c'est pour rendre sensible la diversité infinie des créations de l'architecte grec.
On remarquera, en jetant les yeux sur la suite des temples périptères, que les colonnes des côtés y sont, le plus souvent, en nombre impair. Ce nombre varie de onze dans un temple d'Épidaure et dans le Métroon d'Olympie, à dix-sept, chiffre qui n'est atteint que dans le Parthénon et dans le plus grand temple de Sélinonte.
Nous avons ajouté, comme en marge de ces dessins (pi. XVI et XVIII), les plans de quelques temples in antis, d'un temple prostyle^ et de deux temples monoptères sur plan barlong ou carré. Le type du temple in antis est celui que nous étudierons dans les Trésors. Un édifice récemment