‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 244 sur 349 · PL · texte numérisé non relu

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la fois du mur et de la colonne. Elle est le prolongement du mur; aussi, là où le mur a une plinthe moulurée comme au temple de Thésée, celle-ci règne-t-elle tout autour de Tante (pi. XXXIf, 12)*; mais Tante, plus large, plus massive que le mur, est en même temps destinée à offrir Tapparence d'un support. Là où le temple est dépourvu d'une colonnade extérieure, elle concourt, comme dans le mégaron, avec les colonnes du pronaos, à porter Tentablement, sur la façade; dans le temple périptère, elle remplit la même fonction pour Tentablement particulier du pronaos. Comme la colonne, elle est, dans les plus anciens édifices, légèrement inclinée vers Tintérieur du bâtiment, et elle va s'amincissant de bas en haut. En vertu de cette assimilation, elle comporte, elle aussi, un chapiteau.

Là où, comme dans Tordre ionique, la colonne est pourvue d'une base, Tante a parfois aussi la sienne, qui offre à peu près les mêmes profils. Dans les bâtiments de style dorique. Tante repose directement sur le stylobate; les assises réglées, dont les joints continuent ceux du mur, répondent aux tambours du fût (pi. XXXII, 12) ; mais elles ne reçoivent jamais de cannelures. Celles-ci sont réservées au support isolé. Appliquées à Tante, elles en auraient faussé la donnée ; elles auraient trop distingué Tante du mur. Il y a cependant de rares exceptions; ainsi, dans l'un des temples de Sélinonte, au bout du mur, à la place de Tante, l'architecte a mis les trois quarts d'une colonne cannelée (pi. XXXIl). Il y a, dans cette manière de terminer le mur, une gaucherie qui n'a pas trouvé d'imitateurs.

C'est surtout parle chapiteau que Tante diffère de la colonne. Audessus de la colonne dorique, Téchine et l'abaque, nettement séparés par l'opposition de leurs formes, ont ce trait commun que, dans leur simplicité robuste, ils restent toujours, Tun comme l'autre, dénués de tout ornement; mais Tarchitecte n'avait aucune raison de répéter, au

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