nhioive de VArt, t. VI, p. 195, 500-501, 530, fig
2. PI. XXXU, 1. 2. 3. 4. L'ante du Grand portique de Pestum (Basilique), d'après Labrouste, pi. 19. 1. Vue perspective de Tante, dans le sens transversal de Tédifice et 2, dans le sens longitudinal. 3. Élévation géométrale. 4. Plan. — 5-9. Les antes au temple T de Sélinonte, d'après Hittorf, Architecture antique de la SicilBy pi. 79. 5. An te du pronaos, vue perspective, sur Tangle. 6. Autre ante, vue perspective, sur Tangle. 7. Profil de Tante 6. 8. Plan de Tante 5. 9. Plan de Tante 6. — 10. Plan de Tante du temple de Poséidon à Pestum, d'après Labrouste, pi. 10. — 11. Plan de Tante-colonne du temple D à Sélinonte (Hittorf, Archit. antique, pi. 33). — 12. Temple de Thésée, élévation de Tante sur la façade latérale du naos, d'après Stuart {Antiquités d Athènes, t. III, pi. 10) et IwanolF {Architectonische Studien, t. I). — 13. Ante du temple de Némésis àRhamnonte {Antiquités inédites de VAttique, ch. VI, pi. 9). — 14. Ante du temple R à Sélinonte (Hittorf, Architecture antique, pi. 43).
sommet d'un mur, des formes dont le tracé, dans la colonne, avait été commandé par la nécessité qui s'imposait de partir d'un plan circulaire pour arriver à un plan quadrangulaire. Si donc le couronnement de Tante, par sa situation, répond à celui de la colonne, il garde toujours, par sa forme, un caractère à part ; cependant, selon les temps et les lieux, le chapiteau qui lui est propre présente des aspects différents. Au VI® siècle et même au v®, ce qui le distingue en Grèce et dans le plus grand nombre des temples de l'Italie et de la Sicile, c'est qu'il est constitué par une série de moulures qui s'étagent sur une fascia^ sur une sorte de table, série où, au v*" siècle, s'introduiront les oves et les perles (pi. XXXII, 1-3, 6).
Il y a, dans ces profils de Tante, un trait sur lequel il est nécessaire d'insister et qui confirme l'explication que nous avons donnée des origines du membre en question. Si la disposition primitive de Tante ne nous était pas connue, nous aurions peine à comprendre pourquoi, dans les édifices de Tàge classique, les faces latérales de Tante sont souvent d'une largeur si inégale (pi. XXXII, 9, 10). Ces faces si minces représentaient le poteau ou la planche d'autrefois ; elles en avaient la faible épaisseur; elles en reproduisaient l'arrangement *.
Dans certains édifices anciens des colonies, tels que le temple T, à Sélinonte et la basilique de Pestum, Tante a une tout autre physionomie. Là, Tante est sur plan carré (pi. XXXII, 4, 8). Une de ces antes rappelle Taspect de certains piliers égyptiens, analogie que rend encore plus sensible la gorge très évasée qui la couronne (pi. XXXII, 1, 2). Là, le chapiteau de Tante semble avoir voulu lutter d'ampleur avec celui de la colonne, par le moyen du contraste qui y a été ménagé entre cette courbe si creuse et le large abaque qui la surmonte. Ailleurs, dans le temple T de Sélinonte, au pronaos, nous retrouvons ce même pilier carré; mais celui-ci, à son sommet, présente une riche décoration qui couvre toute la table interposée entre le mur et l'architrave. En bas du chapiteau, c'est un astragale composé de disques et de barillets. Au-dessus, tout le champ est rempli par le développement d'un même motif, une palmette centrale autour de laquelle serpentent des enroulements qui ne laissent pas de faire songer aux formes qu'affectionne l'ornemaniste mycénien (pi. XXXII, 5 et fig. 232).
Là où Ton a tenu à parer ainsi le chapiteau de Tante, on a souvent appelé le pinceau à l'aide du ciseau. C'est le cas pour Tante du temple