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La position de l'architrave par rapport à la colonne

ont été adoptées, pour définir cette relation, entre le vi^'et le iv® siècle. Pas plus ici que pour d'autres rapports, on ne saurait établir, dans les variantes du thème, un ordre rigoureusement chronologique; mais il n'en demeure pas moins établi, par la comparaison ainsi instituée, que, des débuts de l'architecture dorique à ses plus récentes créations, l'architrave a tendu à avancer sur le chapiteau.

Il en est de même pour la saillie que l'abaque fait sur l'architrave. Cette saillie est bien plus forte dans les chapiteaux archaïques où la courbe de l'échiné est très tendue. Ici, nous ne mettons en présence que les deux termes extrêmes de la série (fig. 234). Les exemples sont empruntés au temple S de Sélinonte (1) et au temple de Némée (2). Les profils, on le voit, ont, dans l'ancien type, un caractère bien plus franc

et plus hardi que dans celui qui est fourni par les édifices les plus récents.

Ce qui constitue la frise dorique et en fait roriginalité, c'est Talternance des triglyphes et des métopes, des triglyphes^ sortes de piliers qui s'espacent à intervalles égaux entre l'architrave et la corniche, et des métopes^ dalles rectangulaires qui, en parement, remplissent les intervalles compris entre les piliers.

Nous ne reviendrons pas ici sur l'origine du triglyphe ; nous avons dit comment ce motif, d'abord suggéré par le revêtement décoratif que recevaient, dans la charpente du palais mycénien, les extrémités apparentes des solives, avait été transporté et employé, par analogie, là même où il ne répondait plus à la structure intime de l'édifice, comment il avait fini par figurer dans la frise du portique, sur les quatre faces du temple. Ce qui achève de démontrer que, dans cette frise, le triglyphe n'est qu'un pur ornement, c'est le fait que, dans certains temples archaïques, tels que le temple de Poséidon à Pestum, les triglyphes ne se présentent pas comme des membres indépendants ; on en trouve deux sculptés en bas-relief sur une même pierre de la frise.

Les triglyphes étaient cannelés, comme les colonnes ; mais leurs cannelures n'avaient pas la même forme que celles des fûts; elles étaient à section nettement triangulaire. Cette règle comporte cependant quelques rares exceptions. Ainsi, à Métaponte, dans le temple dit Tempio délie colonne Palad'me^ l'architecte a voulu innover. La section des canaux du triglyphe est en arc de cercle. Une légère rainure pratiquée au fond du canal et un mince listel faisant saillie sur le champ de chaque panneau achèvent de donner à ce triglyphe un aspect très particulier (fig. 235). Dans les plus anciens monuments, par exemple dans les temples de Pestum et dans la plupart des temples de la Sicile, elles s'amortissaient, à la rencontre de l'étroit bandeau qui surmonte l'ensemble, par des courbes dont le tracé se modifie d'un édifice à l'autre (pi. XXXIII,!, 4,5). Il y a dans la coupe de ces sillons une

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