Vitruve, X
3. Choisy, Vart de bdtir chez les Romains, p. 117-118. Pour plus de détails sur ces machines, voir Hittorf, Architecture antique de la Sicile, 1. VIII, ch. iv , § 1.
colossales, le temple d'Ârtémisà Éphèse, où la colonne avait environ 18 mètres d'élévation*. Il est possible que les machines qui d'ordinaire répondaient à tous les besoins n'aient pas été aptes & porter jusqu'à une telle hauteur les fardeaux qu'elles auraient eu à soulever; pour sortir d'embarras, on aurait dressé là, contre le portique, une de ces rampes en pente douce auxquelles l'Egypte paraît avoir eu parfois recours, quand elle construisit ses gigantesques pylônes^; mais c'est à titre exceptionnel que les deux architectes du temple, Thersiphron et Métagène, auraient repris là une méthode dont le caractère était tout primitif et presque barbare. Ils avaient à lutter contre des difficultés toutes particulières ; nous apprenons par Vitruve que pour amener à pied d'oeuvre, delà carrière, les tambours de leurs colonnes et les architraves de leur entablement, il leur avait fallu, étant donné l'énorme poids de ces blocs, inventer des appareils d'un dispositif tout spécial^.