‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 274 sur 349 · Plafond du temple de Thésée. Plan · texte numérisé non relu

Plafond du temple de Thésée. Plan

2i3. — Plafond du portique et du pronaos du Parthénon. Côté de l'opisthodome. Plan.

séparées par des caissons, mais une simple dalle, dans laquelle sont évidés des compartiments en forme de caissons. Il en est ainsi au Parthénon (fig. 243) et à Bassae (fig. 244 et pi. VU, fig. 7). 11 y a là une

simplification, qui s'explique par le changement de matière, mais qui laisse encore nettement discerner l'imitation des plafonds de bois.

Si Ton considère le relief du sol de Tédifice, qui est établi sur trois plans ditTérents, il est aisé de comprendre qu'il devait en être de même des plafonds.

Le pronaos et le posticum avaient un peu plus de hauteur que le portique, et un peu moins que la cella. Le plafond du portique est encore assez bien conservé dans plusieurs temples ; il y a, par endroits, quelques restes de celui du pronaos; mais quant au plafond de la cella, il n'en subsiste rien dans aucun temple grec, ni en place, ni même à l'état de débris retrouvés

parmi les décombres des édifices ruinés. On ne saurait citer un fragment d'architecture auquel il y ait lieu, d'après sa forme et son décor, d'attribuer cette destination.

Que le vaisseau fût étroit ou large, c'est en bois que doivent avoir été montés les plafonds de toutes les cellas; ils présentaient des dispositions très simples, qui, avec plus de richesse dans le décor, devaient être anar" • ' ^ ^- logues à celles des plafonds du portique

— Plafond du portique (pi. VI, fig. 2). C'était unc Variété du mode

et du pronaos du temple dcj i a* j«a •/ ij a.

Bassœ. Plan. ^^ coustructiou dit par empilage. Tout ce

bois offrait à l'incendie une proie toujours prête; il n'y a guère de temples grecs un peu célèbres de qui nous ne sachions qu'ils ont été plusieurs fois brûlés.

Tout d'une portée dans les temples qui n'avaient point de colonnade intérieure, le plafond était, dans les autres, divisé en trois parties longitudinales qui correspondaient aux trois nefs du temple. C'est dans celle du milieu qu'il devait être le plus somptueusement décoré ; on pouvait envelopper les poutres dans de minces revêtements de terre

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cuite ou de métal, y incruster le bronze, Tor et l'ivoire ; mais il est probable que Ton se contentait, le plus souvent, de tracer, avec le pinceau, des ornements variés sur la face des solives ainsi que sur le fond et sur les cadres des caissons. Le plafond, avec la régularité de ses compartiments symétriques, avec sa luxueuse ornementation, formait ainsi comme une ample et riche tenture horizontale qui s'interposait entre le spectateur et le comble de Fédifice, qui cachait aux yeux la charpente et la toiture qu'elle portait.

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