Dœrpfeld, Uebei'die Verwendung, etc., pi. II
2. Ce qui reste de ce temple a été décrit et figuré par W. Railton, dans Antiquities of Athens and other places in Greece and Sicily, t. VI, pi. IV, fîg. 4 et 5.
oves ainsi que deux baguettes de perles et de disques (fig. 248, 249) ; mais ces ornements n'ont pas là tout à fait ni la même forme ni la même proportion que dans les temples du v^ siècle. Les perles sont ici beaucoup plus grandes, par rapport aux oves, qu'elles ne le seront plus tard; les oves eux-mêmes sont plus étroits et plus allongés. L'ornemaniste en est à la période des essais, des tâtonnements. Voilà par exemple ce motif des oves superposés à la baguette de perles, motif que Ton verra souvent revenir, dans la décoration des édifices de l'âge suivant. L'artiste en a déjà inventé, en acomposé l'ensemble; mais il n'a pas encore su en coordonneras éléments et trouver pour chacun de ceux-ci le tracé le plus élégant et le plus heureux.
Cette modénature si simple de l'architecture dorique la plus ancienne ne parait pas avoir subi l'influence directe des formes d'un art étranger; il est possible que certaines formes secondaires, telles que les oves et les perles, aient été suggérées par des modèles orientaux ; encore ont-elles, en Egypte et en Assyrie, un contour qui diffère sensiblement de celui qu'elles ont pris sous le ciseau de l'ornemaniste grec. Dans ce même ordre d'idées, il y a aussi à signaler de rares monuments où le profil d'un couronnement rappelle celui de la gorge égyptienne. Celui-ci se laisse reconnaître dans deux morceaux de revêtements en terre cuite peinte que renferment les musées de Palerme et de Syracuse*; même baguette, surmontée d'un ample cavet ; mais dans ces fragments de corniches siciliennes il y a, en dessous de la baguette, une fasce qui avance par le bas, disposition qui ne se rencontre pas en Egypte dans la moulure qui y termine tous les édifices. Les pièces où l'on croit apercevoir cette influence d'un type exotique sont d'ailleurs de très petite dimension. Cette même