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DECORATION DU SOMMET ET DES ANGLZ.? DU FRONTON

volutes. Par derrière, la palmetle avait pour soutien un lion rampant (pi. VII, A, B). Aux deux coins du tympan, le motif était plus simple, mais de même ordre : un griffon ailé se dressait au-dessus de la tête de lion qui formait gargouille à l'extrémité du chéneau (pi. VIÏ, C). Les acrotères seront désormais plus ou moins semblables à ceux qui viennent d'être décrits; par le choix du thème, ils relèveront de Tart du statuaire; ce sera donc au sculpteur chargé de la décoration du temple que Tarchitecte les demandera, dans tous les édifices de quelque importance.

§ 13. — LA MODÉNATURE

Dans ses monuments les plus anciens, Tarchitecture dorique n'emploie guère, pour modeler et diversifier les champs verticaux de ses édifices, d'autres éléments que des moulures quadrangulaires en forme de listels, dont l'importance varie suivant qu'ils ont plus ou moins de relief et de hauteur. En dehors de ceux-ci, elle ne possède, à vrai dire, qu'une seule moulure à profil curviligne qui lui soit propre; nous voulons parler de cette moulure dite en bec-de-corbin qui y surmonte toujours le larmier de la corniche (pi. XXXIII, 2). Au v® siècle, cette moulure apparaît aussi sous le portique, dans le profil de Tante (pi. XXXII, 2). Dans le temple T de Sélinonte, elle s'y appuie sur une large fasce (pi, XXXII, 5 et fig. 232).

Le bec-de-corbin, les listels, les baguettes peuvent occuper, dans l'édifice, différentes places. Il n'en est pas de même de la cymaise. Celle-ci est, par sa dimension, la plus importante de toutes les moulures que comporte la modénature dorique. Nous en avons déjà signalé l'effet; nous avons indiqué comment elle n'existe parfois que sur les façades, tandis qu'ailleurs elle règne sur tout le pourtour de l'édifice. Quelque parti que l'architecte ait pris à ce sujet, ce qui la définit, c'est que, d'abord modelée dans l'argile et plus tard taillée dans la pierre, elle forme toujours la partie terminale de l'entablement, le couronnement de la corniche. Les courbes qui en dessinent le profil varient d'un édifice à l'autre. Au trésor de Gela et dans le temple de Métaponte les cymaises étaient en terre cuite. Dans le premier de ces édifices, le profil de cette cymaise forme une gorge aplatie ; il se rapproche de ce que nous appelons le cavet (pi. VIII) ; à Métaponte, au-dessous d'un filet carré, il y a un quart de rond qui se relie par une légère courbe à une fasce verticale sur laquelle se détache le masque de lion qui sert

à Técoulement des eaux (pi. IX). Même diversité dans les| édifices où la cymaise est faite de la pierre, comme le reste du bâtiment. A Égine, la cymaise a le profil d'un talon très aplati. Dans le temple de Zeus, à Olympie, nous trouverons là deux parties de quart de rond qui se joignent et forment ainsi comme deux bourrelets, au Parthénon un quart de rond aplati, à Bassae une doucine, etc.

L'architecture dorique, dans les premiers temps de son développement, ne parait pas avoir connu les moulures décorées d'ornements sculptés au ciseau; c'est à la peinture qu'elle a recours, lorsqu'elle veut

248. — Temple de Cadacchio. Projection des oves dans la position inclinée qu'ils occupaient.

Élévation et profils géométraux.

donner quelque richesse à l'aspect de sa modénature. Il en est ainsi du temple d'Égine. C'est dans la terre cuite que certains ornements ont été d'abord exécutés en relief: on voit paraître les oves et les perles dans les revêtements de Métaponte (pi. IX) et les perles dans une cymaise de Sélinonte, qui doit être à peu près du même temps*. Ces perles et ces oves ne se montrent guère, ciselés dans la pierre, avant le milieu du v® siècle. L'exemple le plus ancien que l'on en puisse citer est, selon toute apparence, celui que fournit le temple de Cadacchio^ dans l'île de Corcyre. Cet édifice, aujourd'hui détruit, n'a pas été dégagé en entier; on n'en a déterminé que quelques éléments, mais qui présentent un caractère 1res particulier et qui permettent d'assigner au monument une date assez reculée*. Il y avait là, dans la corniche, des

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