Vitruve, III, y
détermine ainsi des mesures simples, mais qui ne conserveraient pas ce caractère si Ton s'avisait de les prendre sur le module divisé en douze ou seize parties, suivant l'usage des modernes.
Les modules auxiliaires peuvent être très dissemblables ; mais il n'en est pas moins vrai qu'ils procèdent toujours d'une mesure première, qu'ils ont en elle leur origine et leur point de départ.
Dans ces conditions, on ne peut plus attacher au module, unité primordiale, l'idée étroite d'une inflexible échelle de proportion. Par remploi d'un genre particulier de fractionnement, le système modulaire cesse d'être une formule pour devenir une méthode. C'est par lui que s'explique, en grande partie, l'extrême diversité des proportions que nous avons observées dans les temples; il fait comprendre pourquoi, en aucun cas, les membres de ces édifices ne sont semblables, alors même qu'ils le paraissent à première vue.
Des pratiques aussi ingénieusement combinées n'ont pu naître et s'implanter que chez un peuple exceptionnellement doué pour les choses de l'art. Vitruve n'hésite pas à en attribuer le mérite aux Hellènes.
Ces remarques étaient nécessaires ; elles nous mettront à même d'aborder, dans la suite de cette histoire, Tétude analytique des autres proportions du temple.
Les deux tableaux ci-joints renferment, sous forme numérique, tous les faits qui sont présentés dans nos tableaux sous forme graphique.
PYCNOSTYLE.
2*18. — La hauteur des colonnes par rapport aux entre-colonnements et la hauteur de l'architrave par rapport aux dimensions de la colonne. Théorie de Vitruve.
Nota. — Il faut rectifier ainsi, dans les tableaux A et B, les cotes du temple d'Égine : 12,66 X 27,665; le plan de ce temple doit venir aussitôt après celui du temple des Géants dans le tableau A.
RAPPORT
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