‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 335 sur 349 · Ibid., t. I, p. 401-406, fig · texte numérisé non relu

Ibid., t. I, p. 401-406, fig

3. Ibid,f t. I, p. 5o0-552. La thèse des emprunts faits par Tarchitecture dorique à Tarchitecture égyptienne a été récemment reprise et soutenue par Allan Marquand (American Journal of archœology, t. VI, n°» 1 et 2) ; ses arguments ne nous ont pas convaincu. On voit d'ailleurs par le titre même de l'article {Réminiscences of Egypt in Doric architecture) que Fauteur ne présente ses idées qu'avec une prudente réserve.

hellénique : peut-être pourtant peut-on en trouver comme l'esquisse dans le décor des monuments égyptiens, grands édifices ou menus objets de luxe\ Là, Tove est dessiné à plat et la forme en est plus allongée qu'en Grèce; mais il n'en est pas moins possible que la première idée de cet ornement ait été suggérée à l'ouvrier grec par la succession régulière de ces ovales, telle qu'il la voyait se déployer sur les meubles, les ivoires et les bijoux que lui apportait le commerce phénicien. On pourrait aussi voir comme l'ébauche des baguettes de perles dans ces suites de disques qui se rencontrent soit sur la corniche des bâtiments, soit dans la décoration des joyaux égyptiens^; enfin, dans les plafonds des tombes thébaines, il y a plus d'un exemple de l'emploi du méandre ^

Le fait de la transmission fût-il démontré, ce qui est loin d'être le cas, il resterait encore que les oves, les perles et le méandre sont de simples motifs d'ornement, qui ne jouent dans l'édifice qu'un rôle très secondaire et qui ne devinrent d'ailleurs qu'assez tard d'un usage courant dans le mode dorique. Ce qui enlève à ces rapprochements beaucoup de leur intérêt, c'est ce que nous savons aujourd'hui du rapport de filiation qui relie l'architecture dorique à l'architecture mycénienne et de la haute antiquité de ses première^ créations. Avant que les Grecs se répandissent en Egypte, le type du temple dorique était déjà arrêté, tout au moins dans ses grandes lignes. Nous sommes de ceux qui feraient volontiers remonter tout au moins jusqu'au viii^ siècle l'Héraeon d'Olympie, tel que permettent de se le représenter les fouilles récentes, l'Héraeon avec sa longue et étroite cella, avec ses colonnades extérieure et intérieure, avec un entablement dont les divisions devaient être déjà celles qui se retrouveront dans les édifices postérieurs*. L'ouverture de l'Egypte n'aurait donc eu, sur la marche et le progrès de l'architecture grecque, que des effets très indirects et très généraux. La vue de ces énormes édifices construits en calcaire, en grès et en granit a dû frapper l'esprit des Grecs, les piquer d'émulation et hâter ainsi, chez eux, le passage du bois à la pierre ^

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