‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 84 sur 349 · Fragment de figurine : Ivoire · texte numérisé non relu

Fragment de figurine : Ivoire

iMusée d'Athènes.

1. Nous avons réuni tout ce qui se rapporte à cette trouvaille dans un article du Bulletin de Correspondance hellénique, 1895, p. 273-295. Nous remercions M. Homolle de l'obligeance avec laquelle il nous a prêté les clichés du Bulletin.

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La figure Bst dans une attitude d'immobilité absolue. Elle a les jambes serrées Tune contre l'autre, les bras pendants, les mains allongées et appliquées contre les cuisses. Les cheveux, cachés par-devant sous un haut polos que décore un méandre, tombent très bas par derrière, jusqu'entre les deux épaules. Ils sont divisés, par des raies verticales, en plusieurs tresses, dans chacune d'elles: la torsion des mèches qui la composent est indiquée par des hachures obliques.

Il y a de la raideur dans la manière dont le polos est planté sur le front, dans l'angle presque droit que les épaules font avec le cou, dans le mouvement des bras et des jambes. Le corps se resserre trop au-dessus des hanches et le ventre est grêle. Cependant les proportions ne manquent pas de justesse; le sculpteur a bien marqué, par derrière, cette saillie du bassin qui distingue la femme de l'homme. On sent même, dans la stature élancée qu'il a donnée à sa figure, un certain instinct d'élégance.

Ce qu'il y a de moins réussi, c'est la tête : elle est trop forte pour le corps. L'artiste a éprouvé un réel embarras, quand il lui a fallu rendre le visage avec la complexité de ses détails. Les oreilles sont placées trop haut; l'œil est trop grand; le nez est trop lourd; les lèvres sont épaisses; le menton est empâté. Il n'y a pas moins d'inexpérience dans la manière dont sont traitées les extrémités. Les mains ne sont qu'ébauchées et, si les pieds sont brisés, on voit, par une autre de ces statuettes, que l'artiste n'avait fait aucun effort pour les modeler avec précision.

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