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Figurine d'ivoire

Hauteur, 0"»,10. Musée d'Athènes.

rachèvement des deux grandes épopées. Il s'agit de figurines d'ivoire qui ont été trouvées dans une sépulture à inhumation que le style des vases qu'elle renfermait ne permet guère de faire descendre au delà des premières Olympiades*. Il y en a cinq.

De deux d'entre elles, il ne reste ici que la partie supérieure du corps, jusqu'au bas des cuisses (fig. 21) et, là, que les jambes à partir du genou (fig. 22). La plupart sont si frustes que presque tous les détails ont disparu; mais, dans celles mêmes de ces images qui ont le plus souffert, on saisit encore assez bien la pose et l'ensemble de la forme pour reconnaître que les cinq figurines ne sont, à une échelle différente, que des répliques d'un même type. Ce type, nous le définirons par celle de ces statuettes qui est à la fois la plus grande et la mieux conservée de toutes (PI. III et fig. 23).

La statuette, haute de 0"*,24, est montée sur une tablette d'ivoire; elle y est assujettie par des tenons de fer. Ce sont aussi ces mêmes tenons qui ont servi à attacher aux épaules les bras des pièces rapportées ; au modelé de la poitrine, on reconnaît que l'image est celle d'une femme; la saillie des seins est surtout sensible dans la vue de profil. Aucune trace de vêtement ; la nudité paraît complète, et cependant ici et dans un autre de ces simulacres (fig. 24) il y a au-dessus des hanches un trait nettement accusé, qui éveille l'idée d'un étroit ruban. Est-ce une ceinture, ou bien ne faut-il voir là qu'un pli de la chair, qu'une indication conventionnelle qui concourrait, avec le rétrécissement exagéré que la figure présente sur ce point, à marquer la frontière qui sépare le thorax de l'abdomen? J'inclinerais plutôt vers cette seconde hypothèse; des préoccupations de ce genre se trahissent chez les plus anciens sculpteurs grecs

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