Athen.Mitth.,W33,p
34. — Tesson de poterie mono<hromc, à dessins incisés. Musée d'Athènes.
La présence de ces tessons dans le sous-sol de l'Acropole ne fournit aucune indication de date ; mais cette même poterie s'est trouvée dans les tombes du Céramique d'Athènes, avec des vases peints. Voici un fragment d'aryballe à parois côtelées; l'ouvrier y a estampé dans l'argile un ornement dont la courbe, rayée de stries fines et serrées, fait penser au bord de certaines coquilles (fig. 35).
Jusqu'à quand cette fabrication s'estelle prolongée? Elle n'était pas tombée en désuétude, alors que, depuis des siècles, on peignait sur l'argile. Elle continuait de fournir des vases communs pour les usages domestiques*. Elle a dû être particulièrement active dans la Grèce occidentale, où l'on n'a commencé que très tard à se servir de poterie peinte. Mais, dans des centres même tels qu'Athènes et Corinlhe, elle a toujours été représentée, au moins par des vases tels que les amphores et les pithoi, qui étaient destinés à contenir l'huile, le vin, et parfois les restes des morts (fig. 36). Ces vases reçurent souvent, eux aussi, une ornementation exécutée à la pointe ou bien eslampée à la roulette; mais nous ne lui ferons dans nos recherches qu'une place très restreinte. Seul le vase peint est vraiment une œuvre d'art.
Les archéologues n'avaient eu d'yeux, pendant longtemps, que pour les beaux ouvrages des céramistes du v et du iv^ siècle; il y a vingt-cinq ans environ qu'ils ont commencé de distinguer certains vases qui, bien que de provenances diverses, leur ont paru offrir assez de traits communs pour former le plus ancien des groupes qu'aurait à étudier Thistorien de la céramique grecque \ Cette place, on la leur assignait en raison du caractère qu'y présente