LA CÉRAMIQUE
On se rappelle la poterie grise d'Hissariik, dont les débris se rencontrent en grande quantité, de la deuxième à la cinquième ville, sur la colline Iroyenne*. C'est une poterie à pâte mêlée de petits cailloux, à parois épaisses, façonnée à la main, décorée de dessins incisés dont le creux est rempli par une terre blanche*. Cette même poterie rustique abonde aussi à Tirynthe et à Mycènes; elle y est moins grossière et on
l'y recueille avec les vases décorés au pinceau. Ce n'est d'ailleurs pas seulement sur le site des villes préhomériques qu'elle se montre ainsi, en la compagnie des ouvrages d'un art plus savant.
A l'Acropole d'Athènes, dans les gravois qui formaient le sol sur lequel ont été
33. -Tesson de poterie monochrome. pOSés IcS édificCS du V® sièclc, On a ra- Musée d'Athènes. » i i» i j
masse des fragments de ces vases monochromes. Il y en a un où une saillie de la paroi massive est percée d'un de ces trous où l'on passait une corde, avant que l'on sût détacher les anses du corps de la pièce (fig. 33). L'aspect est ici très primitif; le vase remonte peut-être au temps où l'acropole a reçu ses premiers habitants; mais on n'attribuera pas une aussi haute antiquité à des tessons où sont gravés des triangles, des^ cercles concentriques, des chapelets de feuilles verticillées (fig. 34); ces motifs s'enlèvent en clair sur un fond de terre brune, bien polie.