PÉRIODE PALATINE
A partir de la guerre de Trente ans, ce ne sont plus seulement des modifications, ce sont des progrès que réalise l’art militaire. Cette guerre commence en 1619, et se révèle aussitôt par un choix judicieux des positions.
Dans la période palatine (1619-1623) , on le remarque dès la première bataille, celle de Wimpfen (1622). Le margrave de Baden-Durlach campait dans le rentrant formé par le Necker et un ruisseau nommé Bellinger ; deux ponts seulement lui permettaient de se retirer. Son adversaire , Tilly, possédait deux points d’appui : sa droite joignait un bois, sa gauche un village. Ainsi, de part et d’autre, on avait songé à s’assurer les avantages du terrain. Une disposition singulière , c’est que l’artillerie des impériaux occupait un monticule en arrière de leur ordre de bataille, et tirait par-dessus les troupes d’infanterie rangées au centre, tandis que la cavalerie se tenait massée aux ailes. La journée de Fleurus, livrée la même année entre Mansfeld et les Espagnols (1), offre la même disposition, et cela des deux parts. 11 est vrai que, cette fois, l'artillerie est peu nombreuse : les Espagnols ont 7 pièces, Mansfeld 2 seulement.
Outre le choix des positions, principalement des positions défensives, voici les faits essentiels à citer relativement à l’art militaire :
Lejeune roi de Bohême, Frédéric, perd la bataille de
(<) Commandés parCorduba.
Weissemberg (19 novembre 1620) pour s’abandonner avec une fougue inutile à la poursuite d’escadrons qu’il venait de rompre. Ajoutons qu’il disposait de troupes presque toutes de nouvelles levées, tandis que les impériaux avaient encore de vieilles bandes provenant des Pays-Bas, entre autres