‹ Histoire de l'art de la guerreChapitre 35 sur 127 · II · texte numérisé non relu

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ROMAINS

Les- hasta ires et les princes avaient pour armes défensives un casque ouvert surmonté d’un panache, un plastron d’airain dit- garde-cœur ou pectoral, affermi par des attaches sur te dos et sur les épaules, et un bouclier convexe, * haut de 4 pieds romains (1“ 18), largo de 2 1/2 (0m 74), et assez épais pour ne pas être transpercé (1). Ils- avaient pour armes offensives « 2 épieux appelés, jw/es, dont l’un était beaucoup plus long et plus fort que l’autre : sa hampe avait 5 pieds 1/2 (lm 62)- de longueur sur environ 2 pouces de diamètre (O” 048): le fer, qui était triangulaire, rond ou carré, avec un hameçon à l’extrémité, avait 9 pouces (0m 22) de saillant; le reste garnissait la hampe jusqu'à son milieu. Cette arme redoutable servait au jet et à la main ; nul bouclier, nulle euirasse ne lui. résistait; l’autre était un javelot long de 4 pieds (1” 18), y compris le fer qui avait 5 pouces (0m 123) (2). » Ils portaient en outre 2 javelots et une épée espagnole jdacée , du temps de Polybe , sur la cuisse droite (3). Cette épée, large et à deux tranchants, avait environ 22 pouces .(0m 54) de long, et une largeur, moyenne de 10 lignes 1/2 (0m 02); elle frappait de taille et d’estoc; aucun corselet, casque ou bouclier ne lui résistait; clic valait une hache au bras de. l’homme vigoureux.

Les triaires portaient une sorte de perfuisane d’environ 10 pfbds romains (2m 95) de long; ils attendaient le éhoc de pied ferme avec celte pique, qu’ils M’abandonnaient que pour se servir de l’épée, «l’arme de confiance des Romains; »

(4) Tits-Live, XXXI, 39.

(2) Tactique do Maizkrot, tome I", p. 69.

(3) P01.TBE, livre vi, fragment 5. Voyez" ?i col égard la note delà p. 171 <lu tome Ie* de lV/iiToirs de Part militaire de CARRIOX-N18A8 , et' dau-* le» (Jburree diverges de J. -J» Bartiiélemt, Paris, <828, édition Firrnin Didot, tome II, p. 342, la Lettre à un arliele.

110 HISTOIRE DE L’ART DE LA GlERRE.

quélquefois pourtant ils lançaient, cette pique comme le pi- . lum.

Les officiers, jusqu’aux tribuns (1), portaient les mêmes * armes que les légionnaires ; la marque distinctive des tribuns était une espèce de poignard ou de couteau de chasse. Au lieu du simple pectoral, les officiers adoptaient la cuirasse entière ou cotte de mailles (2).

Le légionnaire avait une tunique de laine descendant au milieu de la cuisse, et serrée par une ceinture. On plaçait sur la tunique la cuirasse et le baudrier, auquel pendait l’épée. Le soldat avait en outre une espèce de manteau nommé sagùm « qui tombait un peu au-dessous du genou et s'attachait sous le menton avec une agrafe. » Sous les consuls l'habit militaire était rouge (3). Le sagum des généraux était écarlate, pourpre ou blanc, et fut orné postérieurement d’une frange ou broderie d’or. — On voit, dans les Commentaires de César (4), ses soldats, inquiétés par les traits des archers et frondeurs de Pompée, se fabriquer pour s’en garantir des tuniques de cuir ou de pièces de diverses étoffes.

La chaussure était un brodequin ou demi-bottine garnie d’une lame d’airain (5) à la jambe droite. Il paraît qu’on ne portail plus la bottine sous les empereurs, mais seulement . une sandale attachée par des courroies. %

(1 ) GUISCHARDT, Mémoires militaires, tome II, p. 169, note.

(2) Guischardt, Mémoires critiques, tome II, p. 214.

(3) Il est vraisemblable qu’il était blanc comme celui des autres citoyen» ou comino le vêtement du Soldat grec. (Guischardt, Mémoires critiques, tome II, p. 2tf9.)

.*•(4) Guerre civils, livre lu, chnp. 44.

(5) Poltbe, Armes, Jules l’Aeuicain parlent de celte lame. Il n’e.st pa» moins singulier, dît Guischardt ( Mémoires critiques, tome III , p. 993), qu’on ne la découvre dans aucun monumeut do l’Antiquité.

ROMAINS

« Ce fut la force de l’habitude qui plia les Romains à avoir « les bras et les pieds presque nus sans en être incommodés,

« et qui les mit en étal de se passer de culottes, en ne se « couvrant depuis les reins jusqu’aux genoux que des pans « de leurs babils, comme le font encore les Écossais montait, gnards. 11 est vrai que , vivant sous un beau ciel et. portant « la plupart du temps leurs armes dans des pays chauds,

« ils ne souffraient que rarement des rigueurs des saisons ;

« mais on sait aussi qu’ils furent employés à des expéditions « d’hiver et qu’ils tirent des campagnes dans des pays froids ^ * comme dans des pays chauds (1). »

Le froid de la, Germanie introduisit, sous Auguste, l’usage des hauts de chausses , qui ne devinrent communs qu’à la décadence de l’empire (2). .

Dans les premiers temps, les cavaliers romains revêtaient une espèce de veste, afin de monter plus facilement à cheval ; ils n’avaient ni étriers , ni selle , mais seulement une couverture pour remplacer cette dernière ; ils portaient également des piques très-légères et un bouclier de cuir ; plus tard, . ils empruntèrent les armes des Grecs et portèrent le casque, la cuirasse, le bouclier oblong, les bottines, le javelot et la double lance avec fer aux deux bouts ; la poignée de cette lance était à peu près au tiers de sa longueur, afin que si le grand côté se rompait l’autre pût servir ; ils garnirent le cheval de deux couvertures assujetties par une sangle, un poitrail et une croupière. — Les Romains ne connurent

(I) GtJlBCHAnDT, Mémoire/ critique/ et hieloriquee, tonjo II, f>. 218.

avalent l'habitude d'en porter, a parce que, dit-il, ce* Gaulois ne goûtaient guère de plaisir aux spectacles qui donnaient, trou-vaut de 1 indécence d'y voir les Romains , sans culotte, montés sur des gradins. »

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la selle que vers la fin ilu tv* siècle de notre ère , et les 'étriers qu’au vi* siècle. Les pieds des chevaux étaient probablement armés d’un sabot attaché au-dessus de la corne. — Le manteau des cavaliers romains était blanc.

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