‹ Histoire de l'art de la guerreChapitre 87 sur 127 · CH. TANERA, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

CH. TANERA, ÉDITEUR

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AVANT-PROPOS

Dans la deuxième partie de l’ Histoire de fart de la guerre, en traitant du développement et des progrès de cet art depuis l’usage de la poudre, j’ai dû m’étendre plus que dans la première partie : les sources abondaient, et ces temps, rapprochés de nous, offrent un intérêt plus direct. Je l’ai fait cependant sans sortir des dimensions relatives que je m’étais précédemment fixées, et l’ensemble de mon travail représente l’importance comparée que j’accorde, au point de vue moderne, à l’une et à l’autre de ces deux grandes périodes de l’histoire humaine.

A partir du xvii* siècle, au milieu des grandes luttes qui agitent l’Europe et dont les détails nous

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sont parvenus, il n’était plus possible de suivre, pour chacune des époques à laquelle un chapitre se trouve consacré, la méthode précédemment adoptée du fractionnement en petits paragraphes, qui convient lorsqu’il s’agit de recherches minutieuses et ingrates dont l’emploi exige avant tout une espèce de classification. A un exposé clair et coupé, il a fallu substituer une narration générale prenant les choses de plus haut, et chercher à composer des tableaux d’ensemble. Cette différence entre les chapitres d’un même ouvrage formera peut-être disparate, surtout si l’auteur n’a pas su assouplir sa plume aux nécessités diverses de son récit; mais elle était inévitable, à moins de donner à la deuxième partie de l’ouvrage une étendue plus considérable que ne le permettait le cadre tracé. Toutefois, afin d’atténuer la transition entre les deux méthodes, le dernier chapitre, traité d’après la première et relatif à la renaissance de l’art, se termine par un tableau général des résultats de cette période.

En rédigeant les dernières pages de X Histoire de Part de la guerre, je trouvai ma tâche plus légère : voyageur qui a parcouru longtemps une même route, j’en connaissais les moindres sentiers, je possédais mieux mon sujet, auquel mes autres travaux se rattachent. Mais, si mes études passées ont pu contribuer à l’amélioration de cet ouvrage, je ne

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me dissimule pas, même après son achèvement, que mes travaux futurs y apporteront sans doute aussi leur contingent. Celte histoire est vaste en effet : elle embrasse tous les temps, elle pourrait embrasser tous les lieux.

ÉDOUARD DE LA BARRE DUPARCy.

i juillet 1804.

DE l.'ART

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