‹ Histoire de l'art grec avant PériclèsChapitre 10 sur 30 · ASS0S · texte numérisé non relu

ASS0S

en Asie, à la page trente-quatre du tome second. La façade de ce tombeau ressemble au dorique ; mais les colonnes sans cannelures, courtes, trapues à l’excès, les chapiteaux de style égyptien, qui ont la forme d’une cloche renversée, les pilastres dont le chapiteau offre également des moulures égyptiennes, d’un autre côté une architrave extrêmement mince et légère, un fronton aussi bas, aussi allongé que les frontons de la décadence grecque, voilà des caractères qui se contredisent et qui me font considérer avec une extrême réserve le monument publié par M. Texier. Son style me paraît trahir un style d’imitation, de confusion peut-être.

L’histoire d’Assos est bien courte. Les auteurs parlent à peine de cette ville qui était située en Mysie, sur le golfe d’Adramytte, non loin du Gargare, un des groupes qui composent la chaîne de l’Ida. Ils citent surtout la pierre d’Assos, réputée excellente pour les sarcophages. On croyait qu’elle conservait les cadavres par sa seule vertu : de là son nom.

Assos était une colonie de Méthymne, selon les uns, de Mitylène, selon les autres. Dans tous les cas, c'était une colonie éolienne, et il n’est pas inutile de se rappeler que les Éoliens partageaient le Péloponèse avec les Doriens, et, qu’entre les deux races, des relations étroites existaient nécessairement. Assos était la patrie du philosophe stoïcien Cléanthe. Il reste encore des parties considérables de l’enoeinte de la ville, des murs d’uni appareil très-régulier et très- beau , des portes flanquées de tours. Une de ces portes est inscrite dans

HISTOIRE DR L’ART GREC

une ogive en encorbellement. Voilà un exemple de plus qu’il faut ajouter aux ogives des tombeaux lyciens, à la porte ogivale de Thoricos en Attique, à la forme ogivale des triglyphes du vieux temple de Sélinonte. Mais il n’y a rien là qui doive alarmer les admirateurs de l’architecture gothique : nous ne lui enlevons rien de son originalité. Si la forme ovigale était connue des Grecs, ils n’en ont point tiré parti, ils l’ont négligée : ce n’est chez eux qu’une forme de rencontre et d’exception.

Le temple est situé sur l’acropole, dans la ville primitive. Il a été démoli par les modernes pour servir à leurs constructions; ainsi les chapiteaux ont été retrouvés engagés dans une maçonnerie grossière. Divers fragments étaient jetés çà et là. Une église et des maisons couvrent en grande partie l’emplacement du temple dont on reconnaît le soubassement, composé de trois degrés, et une faible hauteur du mur de la eella.

Le temple était tourné ver-s l’Orient : il comptait six colonnes sur les façades, treize sur les longs côtés. La hauteur des colonnes est de 4 m. 70 c., leur diamètre à la base de 1 m. 05 c., ce qui leur donne exactement quatre diamètres et demi de proportion. C’est bien la proportion de tous les monuments doriques du sixième siècle. De plus, les colonnes sont sensiblement renflées. Je ne dis rien du chapiteau, qui est le chapiteau de Corinthe et de Syracuse, c’est-à-dire le chapiteau pri- • mitif; on peut en voir un qui a été transporté au Louvre, dans la salle où sont les sculptures d'Assos et d’Olympie. Son galbe est déprimé ; les trois filets ren-

ASSOS.

trent eux-mêmes dans la courbe aplatie du lobe et là différence entre le sommet du fût de la colpnne et le diamètre du tailloir est de moitié. Ces traits ne prêtent à aucune réflexion nouvelle : j’y trouve seulement avec plaisir la confirmation de la méthode que j’ai suivie et des conclusions que j'ai présentées. C’est l’ordre dorique, tel qu’il était universellement entendu à cette époque dans le monde grec, à l’Orient comme à l'Occident. L’antiquité du monument est prouvée, nonseulement par ses proportions, mais par le style des sculptures, archaïque, grossier, rude. Les sujets qu’elles représentent sont empruntés en partie à l’art oriental : non pas la lutte de Ménélas et de Protée, moitié homme, moitié poisson, nide banquet de PirithoCis, mythes grecs empruntés à l’épopée. Mais le lion dévorant un daim, les sphinx qui se regardent nez à nez, les taureaux qui luttent les cornes entrelacées : ce dualisme symbolique se retrouve souvent dans l’antique Asie et sur les vases du style le plus archaïque. Rien, du reste, ne justifie mieux le nom grec de la frise (Çwçopst, qui porte les animaux).

La disposition des sculptures est tout à fait digne d’attention. M. Texier, qui les a publiées avec un grand détail, remarqua le premier qu’une partie des pierres sur lesquelles les figures étaient sculptées n’appartenaient point à la frise du temple mais aux architraves. La longueur de ces pierres était exactement égale à l’entrecolonnement d’axe en axe, portée nécessaire des architraves qui assoient leur joint au milieu de chaque colonne. En outre, il n’y avait point de

HISTOIRE DE L’ART GREC

triglyphes sur ces longueurs considérables : au contraire, sur la partie supérieure de l’architrave, on remarquait de distance en distance une bande en saillie sur le champ de l’architrave, qui correspondait à la largeur des triglyphes et sur laquelle avaient dû être peintes des gouttes. Car tel est le procédé ordinaire de la construction grecque : les gouttes qui forment la partie inférieure des triglyphes ne tiennent point à la frise, elles en sont séparées par un joint et sont sculptées sur l’architrave. Ici, au lieu d’être sculptées, elles sont peintes. Sur le temple de Corinthe, nous avons bien vu qu’elles étaient rapportées. M. Texier fut donc amené à cette conclusion que l’architrave était ornée de bas-reliefs, de même que les architraves du Parthénon, par exemple, étaient décorées de boucliers et d’inscriptions. Au-dessus de cette architrave à sculptures continues, il y avait des métopes. Malheureusement la disposition de ces divers fragments dans la salle du Louvre ne fait point sentir leur relation primitive : de plus on a dû scier dans leur épaisseur les morceaux qu’on voulait transporter. La critique a donc perdu des éléments importants et n’ose se prononcer avec certitude, d’autant qu’on peut se demander aussi s’il n’y avait point des métopes sur la frise du pronaos. Mais quelle que fût cette décoration, qui peut avoir été maladroite, nous n’en constaterons pas moins que l’architecture dorique , même en Asie , sous l'influence visible de traditions et de goûts opposés au style dorien, n’a point été modifiée : elle a gardé ses lois, ses porportions, son époque.

SAMOS

' SAMOS

Si Ton s’embarque sur le golfe d’Adramytte et qu’on se laisse porter vers le sud, on touche bientôt aux rives de l’opulente Samos.

Enrichie de bonne heure par la navigation et le commerce, Hle de Samos atteignit une prospérité qui lui permit de fonder des colonies en Thrace, dans les îles, en Cilicie, jusqu’en Libye. Elle fonda même Dicæarchia en Italie et Zancle en Sicile. Cependant son rôle resta obscur jusqu’au règne de Polycrate. Après une longue succession de rois, Samos passa par les mêmes révolutions que le reste de la Grèce. Le parti aristocratique s’empara du pouvoir; le peuple disputa le pouvoir au parti aristocratique. A la faveur des guerres civiles, Polycrate se lit tyran de son pays. Le despotisme qu’il avait conquis par la ruse et par la force, il est bien évident qu’il le conserva par la ruse et au besoin par la force. Nous n’avons point à apprécier sa politique. Elle offre un mélange de la finesse railleuse qui est propre à l’esprit grec, et . de la cruauté qui est un trait des peuples orientaux à toutes les époques. Tous les, détails, même romanesques, qui concernent Polycrate, sont consignés dans Hérodote, le plus charmant des conteurs.

Pour racheter ses crimes envers la liberté de sa patrie, Polycrate voulut fonder la grandeur de Samos et lui constituer une sorte d’empire. Il construisit une fiotte de cent bâtiments, soumit à l’aide de cette flotte

<70 HISTOIRE DE L’ART OREC

un grand nombre d’îles voisines et une foule de villes sur le continent asiatique : il faut citer surtout l’Ile de Lesbos et la ville de Milet. Allié d’Amasis, roi d’Égypte, de Cambyse, roi de Perse, il triompha de l’année Spartiate qui venait rétablir les exilés, promena jusque sur les côtes du Péloponèse ses vaisseaux victorieux, enlevant un butin immense et répandant partout la terreur. Tandis qu’il s’assurait un empire maritime qui ressemblait à la tyrannie d’un chef de pirates, il rêvait de réunir les îles et 1’louie sous son sceptre. Son rêve finit sur une croix où le fit clouer je ne sais quel satrape de Sardes.

Polycrate se recommande surtout à notre attention par son amour des lettres et des arts, par les grandes entreprises qu’il conduisit à fin. Ibycus et Anacréon vivaient à sa cour, qui était plus magnifique que celle de Pisistrate, et il n’attirait pas seulement auprès de lui les poètes , mais les artistes , témoin Eupalinus de Mégare. Cependant Samos avait elle-même dès longtemps des architectes et des fondeurs habiles qui, les premiers, avaient été embellir les villes de la Grèce, et former des élèves : tels furent Rhcecus et son fils Théodore que uuus retrouverons tout à l’heure à Sparte. Rhœcus bâtit le temple de Junon Samienne et le fit d’ordre dorique, si l’on en croit le témoignage de Vitruve, qui nous apprend en outre que Théodore écrivit un traité sur le monument construit par son père. On dirait que son séjour à Sparte, dans une ville dorienne par excellence, lui avait inspiré le goût de ces études et de ce style. Le temple

SAMOS

dorique fut détruit pendant le siège des Lacédémoniens ; car il était situé hors les murs. Le nouvel édifice qui remplaça l’œuvre de Rhœcus fut construit avec des proportions gigantesques et dans un ordre nouveau, l’ordre ionique. Les fragments qui subsistent aujourd’hui sont, en effet, d’ordre ionique, et nous nous en occuperons spécialement dans un des chapitres qui suivent.

Les richesses d’art et surtout les offrandes déposées dans le temple de Junon avaient été décrites dans un traité par Ménodote, archéologue 6amien, qui écrivit également une histoire de toutes les merveilles de l’île, descriptions malheureusement perdues. Nous savons par Hérodote qu’on voyait dans le temple, en entrant, à droite et à gauche de la porte, deux statues d’Amasis, roi d’Égypte, qui en avait fait présent aux Samiens et peut-être à Polycrate luimême, son allié. Amasis, surnommé le Philhellène , avait ouvert l’Égypte aux Grecs : il leur avait donné la ville de Naucratis pour y fonder des comptoirs et y élever des temples. Tandis que les autres peuples s’unissaient pour construire à frais communs un temple qui s’appelait l’ Hellénium, les Samiens en élevaient un pour eux seuls et le consacraient à Junon. Leur exemple fut suivi par les habitants de Milet et par ceux d’Égine, Milet, «si puissante qu’elle avait déjà fondé quatre-vingts colonies, Égine qui était alors plus prospère et plus forte qu’Athènes. Aussi les ruines de Naucratis ont-elles à mes yeux une importance singulière, et je ne saurais trop les signaler aux recherches

172 HISTOIRE DE L’ART GREC

des voyageurs qui visitent la Basse-Égypte. Niebuhr en a vu les restes au sud de la ville de Sehabur, dans un lieu nommé aujourd’hui Salhadschar1. Mais nonseulement une exploration plus approfondie reste encore à faire : il faudrait entreprendre des fouilles. D’une part, on retrouverait des temples grecs d’une époque certaine et reculée, du sixième siècle. D’autre part, on résoudrait peut-être la question si délicate de l’influence de l’art égyptien sur l’art grec et sur l’architecture dorique en particulier.

Revenons à Samos. Le temple de Junon était donc une des merveilles de l’ile. Quoique Hérodote ne dise point à quelle époque il fut rebâti, il semble que ce dut être au temps du plus grand éclat de la puissance samienne, sous Polycrate. Aristote dit quelque part 2 que ce tyran a fait exécuter les grands travaux de Samos. Il aurait donc fait rebâtir aussi le temple de Junon. Hérodote nous laisse supposer cette restaura.tion en appellant Rhœcus le premier architecte du temple (1. iii, ch. 60); ce mot fait croire qu’il y en eut un second, c’est à-dire que le temple fut reconstruit. En outre, nous savons par Yitruve que l’ordre primitif était l’ordre dorique : or les fragments qui restent sont d’ordre ionique. Enfin les proportions de ces fragments sont gigantesques, et au temps de Rhœcus on n’élevait point de monuments d’une telle grandeur : c’est le propre de l’architecture du sixième siècle, et

1 Reise nach Arabie n, p. 97.

* République, V, II.

SAMOS

Polycrate se fit en cela l’émule des Éphésiens, des Sélinontins, de Pisistrate surtout, qu’il s'attache à éclipser en toutes choses et qui bâtit l’immense temple de Jupiter Olympien.

La seconde merveille de Samos, aux yeux d’Hérodote, était un môle immense qui s’avançait dans la mer pour agrandir le port et le protéger. La force, la solidité de sa construction, la profondeur des fondations sous les eaux, la beauté de l’appareil, plus de deux stades d’étendue, voilà de ces choses qui prêtent peu à l’art véritable, à l’art dans son sens le plus délicat ou le plus élevé, mais qui n’en sont pas moins pour les hommes un sujet d’étonnement et d’admiration. La grandeur, par cela même qu’elle est si simple, n’en paraît que plus grande. Le môle de Samos a été démoli en partie : on en voit encore des restes au fond de la mer. 11 est aisé de s’en faire une idée d’après le môle magnifique qui existe encore aujourd’hui à Tortose et qui est dessiné dans l’ouvrage anglais des Antiquités de V Ionie. Les blocs qui le composent sont réguliers, égaux, immenses : la hauteur de chaque assise est de près de deux fois la hauteur d’un homme. C’est pour de tels matériaux qu’est justement créée l’épithète de gigantesque.

La troisième entreprise de Polycrate fut un aqueduc percé à travers une montagne, et que je comparerais à ce que nous appelons aujourd’hui un tunnel, ou mieux encore aux émissaires étrusques et aux grands égouts de Rome. L’architecte était Eupalinus de Mégare. Polycrate avait appelé un Mégarien, parce que

HISTOIRE DE L’ART GREC

Mégare possédait déjà la célèbre fontaine des nymphes Sithnides, décorée de nombreuses colonnes, et qu’il semblait que les architectes de ce pays dussent reproduire, ne fût-ce que par l’inspiration du souvenir des chefs-d’œuvre du même genre. L’époque précise à laquelle vivait Eupalinus h’est point connue; mais je ne vois pas qu’avant le règne de Pisistrate Samos fût assez puissante ni assez riche pour entreprendre de si vastes travaux. Hérodote, il est vrai, ne dit point expressément que les trois merveilles de Samos fussent l’œuvre de Polycrate. Cependant, lorsqu’on lit avec attention toute la suite de son récit sur ce tyran, c’est une conviction naturelle que se forme l’esprit. De plus, Polycra'te se piquait de surpasser en toutes choses l’Athénien Pisistrate. Il appela comme lui des poètes, bâtit comme lui un temple colossal ; il dut également vouloir surpasser la fontaine Ennéacrounos , chefd’œuvre tant envié aux Athéniens et souvent reproduit sur les vases peints.

Eupalinus devait conduire à Samos une source d’un volume abondant, mais assez éloignée. Entre la ville et la source se trouvait une montagne haute de huit cents mètres, épaisse de sept stades, c’est-à- dire d’un kilomètre. Il n’y avait donc pas d’autre moyen que de percer la montagne : c’est ce qu’il fît. Le tunnel qu’il ouvrit avait huit pieds grecs de hauteur sur huit pieds de large. De chaque côté un chemin était ménagé pour la circulation, pour les réparations, pour le transport des matériaux. Au milieu, un canal large de trois pieds conduisait les eaux. Dans le texte grec d’Iléro-

SAMOS

dote on lit que le canal avait vingt coudées (trente pieds) de profondeur. Il convient de rectifier, dans ce passage; un mot altéré, et de lire, au lieu de clxcüîrriyi», ■î]'jM>.-rrlyu . Une demi-coudée, neuf pouces de profondeur sur trois pieds de largeur fournissent déjà une quantité d’eau énorme. L’émissaire du mont Albain en donne la preuve.

Quand l’eau avait traversé la montagne, il lui restait à franchir trois petites collines : alors l’aqueduc ne rencontrait plus que les obstacles ordinaires, et il suffisait d’un conduit taillé dans le roc ou bâti en pierre, avec des regards pour y descendre et en surveiller l’entretien. Ce conduit était voûté et avait seulement 80 c. de largeur, ainsi que l’a constaté un membre de l’École d’Athènes, M. Guérin, qui a retrouvé et exploré, en 1854, cette partie de l’aqueduc, longue de 440 pieds. Dans l’intérieur du conduit étaient quelques fragments d’énormes tuyaux en terre cuite; je ne sais si ce sont les tuyaux dont Hérodote semble parler, lorsqu'il dit que l’eau était distribuée dans la ville par des tuyaux. 11 faudrait, avant tout, en bien apprécier l’époque , ce que n’a point fait M. Guérin; car ce pourrait être l’œuvre d’un temps plus rapproché, une restauration romaine par exemple. .

M. Guérin a retrouvé, en outre, sous le dallage même , de la petite église de Saint-Jean, un réservoir où aboutissent ces tuyaux, réservoir encore plein d’eau, par suite de quelque communication toujours persistante, bâti en grandes assises. Ses murs ont servi de fondations à la chapelle grecque, de sorte que l’eau circule .

partout sous le dallage et sous le sol intérieur. La situation est des plus étranges pour une église. Les recherches de M. Guérin, au lieu de satisfaire notre curiosité, n’ont donc fait que l’exciter davantage. Le réservoir, le petit conduit voûté ne sont que des constructions accessoires. Le grand travail, évidemment, c’était le tunnel, le passage large de huit pieds ouvert dans la montagne. M. Guérin dit que les éboulements ne lui ont pas permis d’avancer jusque-là : peut-être, la ligne étant donnée, pouvait-on passer par-dessus les éboulements et retrouver plus loin le passage à l'aide de sondages.

Le petit conduit offre une irrégularité digne d’être observée. Quand il est taillé dans le rocher, le rocher a la forme d’une voûte; quand il est bâti en pierres, le rocher manquant, les pierres de recouvrement font plafond. Je ne m’étonne point que la construction soit couvertes par des pierres horizontales, c’est le procédé ordinaire de l’architecture grecque; mais je m’étonne que le rocher ne soit point taillé de la même manière, car ces alternatives de voûtes et de plafonds s’arrangent difficilement. Du reste, je considère les recherches de M. Guérin comme un essai qui n’éclaire que faiblement la science. Il faut attendre une nouvelle exploration afin de pouvoir juger l’œuvre d’Eupalinus.

Tels sont les monuments les plus célébrés de Samos, ceux qui furent un sujet d’admiration pour l’antiquité entière. On lit dans l’histoire que Polycrate, voulant un jour se défaire de tous les citoyens qui lui

Page 1