ANDREA DEL CASTAGNO
enise
chapelle de Saut Hgidio a Santa Maria Nuova ( 1 489” 1 44^ j ctis fresques ont depuis longtemps dispaiu), de 1 enluminure des deux coflres de mariage destinés à Marco Parenti (page 36), enfin de sa mort (i5 mai 1461). D’origine vénitienne, il aura peut-etre connu Cosme de Médicis pendant son exil à V du moins le trouve-t-on de bonne heure en relations avec sa famille.
Fixé à Florence, il y compta des collaborateurs tels qu’Andrea del Castagno et Bicci di Lorenzo, et y forma un élève de la valeur de Piero délia Francesca.
De ses productions il ne reste que la Sainte Conversation du Musée des Offices (autrefois dans l’église Santa- Lucia de’
Bardi à Florence), où l’influence de Castagno s’allie, par un rare phénomène, à celle de Gentile da Fabriano et aussi, dans une certaine mesure, de Masolino, puis une Madone (collection Pio à Florence), dont un fragment, les tètes de deux moines béatifiés, a trouvé un asile à la National Gallery de Londres. Dans le tableau des Offices, qui est d’une gamme claire, avec beaucoup de rose
et de blanc, et d’un modelé un peu sommaire dans les extrémités, surtout dans les mains, la Vierge toute pimpante et sainte Lucie témoignent d’une certaine recherche de la beauté, tandis que Saint Jean-Baptiste, figure rabougrie, aux traits durs et pauvres, rappelle tous les excès du réalisme florentin.
Portrait de Pippo Spano, par Andrea del Castagno. (Musée national de Florence.)
Autour de Paolo Uccello et d’Andrea del Castagno s’agitent quelques artistes
E. Münlz. — 1. Italie. Les Primitifs.
d’importance moindre, dont la mission a principalement consisté à creuser les problèmes de la technique et a instituer, dans le domaine restreint de la peinture de chevalet, toutes sortes d’expériences de chimie ou d’exercices de style; les Pesello, dont nous nous occuperons ici même, et Baldovinetti, que nous réservons pour notre second volume, n’ont pas peu contribué à flaire faire un pas de plus à leur art.
De Giuliano di Arrigo di Giuocolo Giuochi, surnommé Pesello, à la fois
sculpteur et peintre, il ne nous reste aucune œuvre authentique. Par contre, les documents abondent :
ils nous apprennent que, né à Florence en 1067, cet artiste ne put se ranger en aucune façon, comme Vasari l’affirme, sous la discipline d’Andrea del Castagno, de vingttrois ans plus jeune que lui ; ils nous montrent d’autre part dans Pesello le maître de Francesco Pesellino (son petit-fils, et non son fils, comme on l’a longtemps cru); enfin ils nous tout connaître la date de sa mort, arrivée en 1446. Le Catalogue du Musée des Offices1 attribue à Giuliano Pesello un dessin que nous avons fait reproduire en photogravure, un Jeune Martyr debout. Mais cette pièce, dont on admirera la facture énergique, pourrait tout aussi bien recevoir le nom de Pesellino.
Francesco di Stefano Peselli ou Pesellino (ce dernier nom lui fut donné pour le distinguer de son grand-père) naquit à Florence vers 1422, et y mourut en 1467, âgé de trente-cinq ans seulement. Il imita d’abord Andrea del Castagno, puis Fra Filippo. Dans Y Adoration des Mages, au Musée des Offices, il nous a laissé une page très voulue, très serrée, avec des personnages bien découplés, aux traits énergiques, aux costumes pittoresques, avec des chevaux qui, se montrant de dos, produisent des effets de torse hardis plutôt qu’heureux, enfin avec un fort joli paysage. Seule la tête de l’Enfant Jésus pèche par sa grosseur et sa vulgarité. Des fragments d’une prédelle destinée à prendre place sous un tableau de Filippo Lippi ( la Vierge et des saints, n° 410 du Musée des Offices)
1. Ferri, Catalogo dette Stampe e disegni csposli al pitbblico nella R. Galleria degli Flo-
rence; 1881.
Sainte Lucie (fragment).
Par Domenico Veneziano. (Musée des Offices.)
Un Jeune Martyr. Fac-similé d’un dessin de G. Pesello. (Musée des Offices.)