Bibliothèque du Vatican, fonds d’Urbin, n" 25l
LA MINIATURE
-oi
tation des anciens, alors que les autres végètent encore en plein moyen âge.
P RAT FAT ÎO lOH AN NI S A RG I KO py Ll BIZÂ T II IN PHI SICORVAV ARI ST OT'»'r'l S I 1 BR OSA D PR ES TAN Tl SS 1 MVMV1 RVM.PE'IRVM A\KDt C E M
OH AH N ES .AKC,1 KO PlLVS. B I X AH .
Tl V S .M A G H 1 FIG VI R O PETÎAO-ME
diCi-S P- âiclt.C“’R .rd Itudiorum priftinaiTl mftitutionem rjtcp ad Sun; hbrum tandem tra'duconduvu ut.noftnl placuit ammum appulilE-m mag nificcnù/ïîme' pchï': non mmeretn animo ccpi dolorem : cj acerlitflimo co die : ejuo illud iinmortibtate diontim m^raium : ilia bumamtaf; ilia funima uirtuf pncflabiliffuTn patnFnon fine' omnium ictrunenio ex tf £ta cft • Nam ôri Il dmturnvîafiemporir fedare' talcf dolorcf tanaem miti . oareip folet fit tamen inierdum -.ut attretlatione- rcrum caruin cju.Cad octtnAum olmi nobif canfiâmum atm mnenît pevtmcfcanf •. cjudCaj, nobit cum dlo crjrtt'comnnmef-. uctuf tlle dolor
cjuem illmf obitu cc-pimul
lj, molcftia. irnouctur'. Vt enun me- ad id negoeti retuli longo mteru.il . lo morte- tUtuf duunt bomintf intérim flùnj . tum ad cjuem oinnifrncus labon omnil'aftio /ommf inftitutio lute' nefenelwtW’» œntinuo mentes > ato, anime vccjinfun . Et beu fcputf repetito • ci. cft nofter' parmi’ ■■ ubi lux no Tira tibi Qudiorum nofirorum pnncepf ac ccmcttatot-’ ubi au£tu rtiufilU liimma.. ncnim auj ttcrttm oxcUum.t t cjuJncjuam awtM fe <*i, piuf-nunc mecum ip£ rame cum ucccffanif commune omnium incomo dnni dctt-nncniumcp de fie ut i iamen cjuafi tum de itliuf obitu mibt prunu clTcr rcm.nti.iium : noue emodam doUre' uehemenier' pcrclfuf atcj, comroo tuf non fme'plurnnif lacnmif orbvtatem commuuem nofirum omnium^ accrbiffm-jain cfcploratu SubmmOraU m.b. dolorcm partim pt**cr.torü
tcnlporuni fk-hcium rccortUuo mde’ fiatim cmcrla -, part.n. terum picfculiu
Frontispice d'une «MM HÎM-ol. P» Jean Argyroponlos. Miniature d'Amonio del CM». (Florence, Bibliothèque Laurentienne.)
Les miniaturistes Je la haute Italie n’ont pas l’élégance Je ceux Je la Toscane; mais ils ne laissent pas Je briller par d’autres qualités fort appréciées des
contemporains. Nous le voyons par l’affluence des Milanais, des Lombards et des Vénitiens, appelés à Sienne vers le milieu du siècle, afin d’enluminer les livres de choeur du dôme : citons Stefano di Luigi de Milan (1451), Girolamo de Crémone (1468-147.3), Giovanni de’ Pantaleoni d’Udine (1468), Liberale de Vérone (1467-1476), Carlo de Venise (147.3), Venturino d’Andrea de’ Mercati de Milan (1475-1476)1. A Vérone, une famille, une dynastie d’enlumineurs, sur laquelle nous reviendrons dans notre second volume, rendit célèbre ce surnom de « dai Libri » qu’elle avait reçu en souvenir de sa profession : Stefano dai Libri (né vers 1420), son fils Francesco (né vers 1404), ses petits-fils Calisto et Girolamo,
et son arrière-petit-fils Francesco (né vers i5oo).
A la Bibliothèque nationale de Paris, une série de miniatures de la première moitié du quinzième siècle rend témoignage de la lenteur avec laquelle le style nouveau pénétra en Lombardie. C’est d’abord une Histoire d’Angera, dédiée au duc Philippe-Marie Visconti (f 1447) par son auteur, le comte Galeaz de Correggio2. Tout y conserve le caractère gothique, les initiales comme la miniature qui nous montre le duc, — tête ronde, imberbe, nez court, cou long, assez différent de la médaille de Pisanello, — assis dans un fauteuil aux formes archaïques et recevant l’hommage du volume que l’auteur lui présente à genoux. Les Vies des Empereurs romains (datées de 143 r’) constituent un progrès; si les couleurs*vives et crues du frontispice orné de feuillage, d’armoiries et d’emblèmes sentent encore le moyen âge, les initiales, contenant chacune un personnage ou une scène de l’histoire de l’Empire romain, ont déjà la netteté italienne. Mais quel manque de couleur historique dans ces figures d’empereurs! En dehors de la couronne de laurier qui ceint invariablement leur front, rien, ni dans leurs traits, ni dans leur accoutrement, ne rappelle l’antiquité : ils portent tout simplement le costume italien de l’époque. Marc-Aurèle, couché dans son lit, tend aux assistants
]. Milanesi, Documenti per servtre alla storia delT Arte senese, t. Il, p. 38a et suiv. — Cf. ci-dessus, p. 187.