‹ Histoire de l'art pendant la RenaissanceChapitre 38 sur 337 · Reumont, Loren^o de’ Mcdici il Magnifico, t. II, p · texte numérisé non relu

Reumont, Loren^o de’ Mcdici il Magnifico, t. II, p

L'Arc de triomphe de Guateae Neui \ Nai-i.i >> R. Münlz. 1. Italie. Les Primitifs.

pendant leur vie est marqué par une infinité d’entreprises, mais sans direction nette, sans vues élevées. Comme au temps de son père, la culture des lettres marche de pair avec celle des arts. Aux illustrations anciennes viennent s’ajouter Jovien Pontano (i 426-1 5<>3), qui donna son nom à l’Académie Pontanienne, Constantin Lascaris (f vers 1493), Pandolphe Collenuccio (f i5oq), et surtout Sannazar ( 1 468- 1 53o), le poète éloquent du de Parta Virginis. De même, la bibliothèque continue à faire l’objet de la sollicitude du souverain; une quarantaine de copistes et de miniaturistes 11e cessent de transcrire et d’enluminer L Ces calligraphes et ces enlumineurs, Ferdinand les fit venir non seulement des provinces du royaume (c’est la majorité), mais même de l’étranger. Je remarque parmi les calligraphes les noms d’Ottone Quarto d’Allemagne, de Jean de Bruges, de Pierre Burdeo de France (1481), de Wenceslas de Bohême; parmi les miniaturistes, ceux de Joachim et de Jean d’Allemagne. On manque d’ailleurs de données précises sur la bibliothèque formée par les rois Alphonse et Ferdinand. (On sait seulement que plus de trois cents manuscrits, dont quinze en grec, provenant de cette collection, se trouvent aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de Paris3 4.)

Le nouveau roi, s’inspirant de l’exemple de son père, poussait l’admiration pour la peinture flamande jusqu’à envoyer dans les Flandres un jeune homme du nom de Giovanni di Giusto, fils du vice-châtelain de la Tour Saint-Vincent, pour s’v familiariser avec les secrets de l’École de Bruges (1460)1 2.

Pendant la première partie du règne de Ferdinand, les dépenses de luxe et de fantaisie (achats d’étoffes précieuses, de plumes rares, de curiosités de toute sorte; commandes de cages peintes, d’armes pour les joutes, de meubles, d’un encrier monumental, etc.) tiennent presque autant de place que les travaux impliquant un goût supérieur. O11 constate pour la même période une fluctuation entre les adhérents de la vieille Lcole et les champions de la nouvelle. En tête de ces maîtres continue à figurer l’architecte et sculpteur Pietro di Martino de Milan, qui reçoit, de 1 46 5 à 1467, des payements assez importants pour les sculptures de l’arc triomphal du Château Neuf. A côté de lui travaillent Guglielmo Monaco de Pérouse (1452, 146?), tour à tour statuaire, fondeur d’artillerie, horloger, auteur des bas-reliefs en bronze du Château Neuf, représentant les principaux épisodes de la Guerre des Barons; les sculpteurs Giovanni di Guarces ( 1 466), Francesco Lombardo ( 1 467), le peintre Francesco de Sienne ( 1 478-1480)5.

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