Bongi, di Paolo Guinigi e dette sue ricchegge, p
entreprit souvent aussi le voyage de Ferrare; entre 1444 et 1 44F» il y fit la médaille de Guarino.
Un autre artiste de l’Italie du Nord, novateur non moins hardi, Jacques Bellin , le père de Jean et de Gentil , reçut un accueil empressé à la cour de Lionel, en 1441.
Le gendre de Jacques Bellin, le grand Mantegna, lut à son tour invité par le marquis de Ferrare. En 1449, — le jeune maître ne comptait que dix-neuf ans à cette époque, — il reçut de lui la commande d’un panneau double représentant d’un côté le marquis, de l’autre son favori Lolco di Villafora.
La même année, Lionel accueillit le plus célèbre peintre flamand qui vécût
alors, Rogier van der, Weyden, de passage à Ferrare pour se rendre à Rome, où il se préparait à prendre part aux fêtes du jubilé. Il lui commanda ou acquit de lui un triptyque avec la Descente de croix et Adam et Eve tout nus, chassés du Paradis. L’infatigable voyageur et antiquaire Cyriaque d’Ancône, qui vit cet ouvrage au palais de Belfiore, en fait le plus vit éloge, ainsi que son contemporain Fazio. Il est probable que Piero délia Francesca séjourna également à Ferrare vers cette époque. On est surpris de trouver, à côté de ces maîtres éminents, représentant chacun une direction nouvelle, un Maccagnino, qui ne pouvait apporter que les méthodes surannées de sa ville natale (1447-1456). Pour comble, on chargea Angelo de peindre les Neuf Muses, chacune sur un tableau distinct. Il est vrai qu’il représenta l’une d’elles, Glio, en habits brodés de pourpre et d’or, avec une chlamyde bleue. Autour de ces maîtres s’agitaient une masse d’artistes inférieurs, dont on trouvera les noms dans les publications de MM. Campori et Venturi.
Le fait d’avoir groupé autour de lui une phalange de peintres hors ligne, tels que ceux dont les noms viennent d’être rapportés, constitue le plus bel éloge que l’on puisse faire du goût de Lionel.
Vis-à-vis de la sculpture , au contraire , ses lumières trahirent sa bonne volonté. Il débuta par une idée grandiose, géniale : élever à son père, sur une place publique, une statue équestre en bronze, la première que l’Italie eût vue depuis celle de Théodoric à Ravenne; institua un concours (1444) et nomma pour juge suprême de la valeur des concurrents L. B. Alberti, nom qui dit tout. Mais les deux Florentins qui se présentèrent, Antonio di Cristoforo et Niccolô di Giovanni Baroncelli, n’étaient ni des Donatello ni des Ghiberti. Le collège des Douze Sages s’étant réuni de nouveau, sur le conseil d’Alberti, et chacun des deux émules ayant obtenu à peu près le même nombre de voix, il fut décidé
l'n des emblèmes de Lionel d'Este, d'après une médaille de Niccolô.
Siennois, du nom d’Angelo