Vasari, t. III, p
2. Gauthier, les plus beaux Édifices de Gènes et de ses environs ; Paris, i85o, pl. 64, 65. Cf. Redtenbacher, p. 102.
3. Rocca, Le chiese e gli spedali délia città di Savona ; Lucques ; Canovitti, 1872. — Garoni, Guida storica, economica e artistica delta città di Savona; Savone, 1874, p. 209. — Les Arts à la Cour des Papes, t. III, p. 227-230.
4. Santo Varni, Tarsie ed intagli del Coro e Presbilero di S. Loren\o in Genova; Gênes, 1878, p. 28.
elle passe pour avoir donné l’hospitalité au fameux Florentin Andrea del Castagno et possède de nos jours encore quelques ouvrages intéressants remontant au quinzième siècle1.
Nice donne le jour à deux peintres qui ont acquis une certaine réputation, Mirallieti et Brea2 3 4.
Quant à la Sardaigne, elle semble n’avoir pris aucune part au mouvement de la Première Renaissance, pas plus que la Corse ou Malte : nulle part la tradition du style pisan primitif ne se maintint aussi longtemps.
Pour rejoindre notre point de départ, la Toscane, il nous reste à parcourir les provinces qui séparent Gènes de Pise, et qui sont connues sous le nom de Lunigiana et de Versilia5, avec leurs inépuisables carrières de marbre, avec des villes telles que Sarzane, Carrare, Massa, Luni, Seravezza. Là l’influence de Florence redevient prépondérante.
A Sarzane, patrie du pape Nicolas V, le trère de ce grand pontife, le cardinal Philippe Calandrini, orna la cathédrale d’un autel dont il confia l’exécution à Leonardo et à Francesco Ricommani (1463 et années suivantes), et pour lequel il mit à contribution, affirme-t-on, les ruines de l’antique amphithéâtre de Luni. Ce prélat enrichit en outre le sanctuaire d’une façade bâtie par Lorenzo Ricommani (1474) '.
Deux années auparavant, Giulianoda Majano avait fourni les dessins du « Palazzo del Capitaneo ». La construction de la forteresse de Sarzane mit à son tour à l’épreuve la science d’architectes et d’ingénieurs tels que le Cecca et le Francione (1487), Antonio et Giuliano da San Gallo. Enfin, en 1498, les protecteurs de la fameuse banque de Saint-Georges de Gènes firent sculpter par Civitale un saint Georges destiné à perpétuer, sur la place publique de Sarzane, le souvenir de la reprise de cette ville 3 *.
Dans la province de Massa, le marquis Campori 13 a compté, pour le quinzième siècle, dix artistes indigènes contre près de vingt artistes venus de la Toscane.
A Pietrasanta, comme dans le voisinage des carrières de Fiesole, de Settignano et de Majano, nous rencontrons des dynasties d’habiles constructeurs ou sculpteurs, les Ricommani — que nous retrouverons en étudiant l’histoire de l’architecture à Rome — , les Stagi, qui ont travaillé avec un égal talent la pierre et le bois.
1. Santo Varni, Appunti artistici sopra Levante*; Gênes, 1870.
2. Schaeffer, Giovanni Mirallieti e Lodovico Brea, pittori celebri niggardi del xvmn secolo; Nice (1880 ?).
3. Bibl. : Santini, Comnicntari storici stilla Versilia centrale. Pise; i858-i863, 6 vol. in-8°. Tolfanelli et Santini, Guida aile Alpi Apuane. Ravenne; Barbara, 1874.