ANDREA SANSOVINO
leur finesse et leur fini, par des attitudes pleines de coquetterie, des mouvements cadencés, par l’agencement, longuement caressé, des personnages avec l’architecture du fond. La Vierge, d’après le jugement de Perkins, minaude, l’ange lui tire cérémonieusement sa révérence. Dans la Nativité, les anges, les bergers, saint Joseph, tous, d’après le même critique, semblent possédés du démon de l’agitation h
La douceur et le manque d’accent, voilà en résumé les traits dominants du talent de Sansovino : il est l’Andrea del Sarto de la sculpture. Les Prophètes de Lorette le montrent surabondamment : il a beau se battre les flancs, il est incapable d’atteindre à la grandeur 1 2.
Andrea Sansovino compta pour principal élève Jacopo Tatti, qui adopta le nom de famille de son maître. Nous ferons connaissance avec cet artiste illustre, à la fois grand architecte et sculpteur brillant, lorsque nous étudierons la fin de la Renaissance.
Andrea Ferrucci de Fiesole ( I qô5 - 1 520) a droit à une mention à côté de Sansovino. Comme lui il relève des Primitifs dans certaines de ses sculptures, par exemple dans son bas-relief en forme de médaillon, la Sainte Famille, au Musée national de Florence. Cette œuvre, très élégante, très distinguée, mais un peu doucereuse, tait penser à Antonio Rossellino. Le tabernacle en marbre du Musée de South Kensington (provenant de l’église de S. Girolamo de Fiesole) nous montre Y Enfant Jésus debout, au sommet du monument, dans l’attitude que lui avait donnée Desiderio da Settignano. Le monument élevé à Marsile Ficin dans la