LA TERRE CUITE
Riccio pour son gigantesque candélabre. Si l'on continua d'orner certains édifices de portes de bronze (« Libreria « du dôme et église San Paolo, à
I \ niion Bis lehet en Rue cuite pohthrome attribue a Gio\an ( Hôpital • del Ceppo a Pibtoja.)
Sienne, toutes deux par Antonio Ormanni, etc.), on ne songea toutefois plus à dérouler sur les vantaux de longues séries de bas-reliets comparables à ceux des portes de Saint-Pierre de Rome, du Castel Nuovo de Naples, et moins encore à ceux des portes de Donatello et de Ghiberti. La troisième
E. Mùntz. — 11. Italie. L'Age d'Or. 'M
ilSTOIRE [)E L'ART PENDANT LA RENAISSANCE.
période de la Renaissance reprit sur ce point la tradition des Primitifs : les portes de Jncopo Sansovino dans la basilique de Saint-Marc à Venise, et de Jean Bologne au dôme de Pise, n'ont rien à envier, pour les dimensions du moins, aux chefs-d'œuvre de la Première Renaissance.
La tonte du bronze comptait des représentants un peu partout ; à Florence, Bertoido, \'errocchio, PoUajuolo, Adriano de' Maestri, Giuliano .Mariotti
de' Navi, qui fondit en i5o- le mortier entré au Louvre avec la collection Davillier, et une infinité d'autres; à Sienne, Ormanni, Cozzarelli, etc.
Mais c'est surtout dans le nord de l'Italie, à Venise, à Padoue, à Vérone, à Milan , qu'elle était en Jionneur. A Venise, comme d'ailleurs aussi à Ferrare, elle était favorisée par le voisinage d'importantes fonderies de canons (on sait que pendant la Renaissance les artistes chargés de ce travail, les « conflatores tormentorum » , cumulaient d'ordinaire cette profession avec celle de sculpteurs et qu'ils s'entendaient également, suivis en cela par les Keller, à jeter une bombarde ou une statue monumentale : les Alberghetti, entre autres, y brillèrent pendant deux siècles. Le Génois Goiardo s'acquit également une grande réputation dans cette spécialité. A Padoue, l'art de la fonte se rattachait aux enseignements de Donatello. On citait en outre l'habileté des fondeurs milanais : le pape Alexandre VI en fit venir plusieurs pour fondre en bronze les taureaux destinés à la fontaine de la place du Vatican (p. 240). Un autre Lombard, Bernardino de Milan ou de Lugano, coula les statues de Saint Jean disputant avec un Lcvile et un Pharisien, modelées par Rustici pour le Baptistère de Florence. Notons à ce sujet qu'à tout instant le sculpteur et le fondeur étaient des personnages distincts : le Florentin Adriano tondit le groupe de son compatriote Bertoido, Bellcrophon arrêtant Pégase
Encrier en bronze, (i