‹ Histoire de l'art pendant la renaissance (volume 3)Chapitre 42 sur 257 · I . Vasari, F/c de Marc-Anloiiic · texte numérisé non relu

I . Vasari, F/c de Marc-Anloiiic

La chaussure enfin, tantôt effilée, tantôt arrondie chez les Italiens du xv'' siècle (t. I, p. 321), tend à s'élargir et même à s'écraser. On y reconnaît l'influence des souliers épatés, crevés ou déchiquetés, mis à la mode par François I".

Dans la transformation des modes, les Italiennes s'inspirèrent de principes

analogues à ceux qu'avaient suivis leurs pères ou leurs époux : éviter de contrarier l'œuvre de la nature, laisser aux différentes parties du corps le plus de liberté possible.

Prenons la coiffure :

désormais plus de fronts rasés (voy. t. I, p. .■>2o).

Tantôt on laisse flotter les cheveux librement, comme Lucrèce Borgia ; tantôt on les déroule en anneaux d"or, comme Isabelle d'Esté ; tantôt encore on les tait descendre en bandeaux sur les tempes et on termine la coiffure sur l'occiput par une longue tresse, comme Llisabeth d'Urbin et Emilie de Feltre.

Souvent la coiflure consiste en un simple foulard de couleur posé à plat sur la tête ou négligemment roulé autour des cheveux : portrait de la prétendue Fornarine par Sebastiano del Piombo (gravé p. q), la Vierge AJdohrandini et la Vierge à la Chaise par Raphaël, etc. La Madone au Lapin du Cortège a dû à ce foulard le surnom de « zingarella » (la Bohémienne).

Mêmes changements dans le choix des étoffes et dans la coupe des robes. A la cour de Ludovic le More encore, les femmes portaient de lourds vêtements de brocart qui ne leur permettaient de se mouvoir qu'avec gravité et lenteur : Mover Icnti lenti I piedi snelli '.

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