‹ Histoire de l'art pendant la renaissance (volume 3)Chapitre 69 sur 257 · I. Gregorovius, Lucrèce Borgia, trad. franc., t. II, p · texte numérisé non relu

I. Gregorovius, Lucrèce Borgia, trad. franc., t. II, p

Todi n'a qu'un monument à offrir à notre admiration, mais c'est un chefd'œuvre, la flimcuse église circulaire Santa Maria délia Consolazione, commencée en i5o8 par Cola di Matteuccio de Caprarole.

Spolète eut le privilège, peu enviable, de fixer dans ses murs un artiste aussi médiocre que le Spagna. On y admire, plus que les pemtures de cet élève du Pérugin, le portique du dôme, construit, à partir de 1401, par Ambrogio d'Antonio Milanesi et Pippo d'Antonio Fiorentino.

Orvieto, après un demi-siècle de stagnation, relève enfin la tète. Aux approches de l'ère nouvelle, l'œuvre du dôme engage diverses négociations avec le Pérugin (i48()-i498), mais, heureusement poi;r nous, sans aboutir; puis elle emploie pendant un temps Pinturicchio (1402-1493), qui n'était pas plus qualifié pour le travail grandiose qu'il s'agissait de mener à fin; enfin, en 141)?, par un trait de génie, elle fitit appel à Signorelli, qui, en créant son splendide Jugement dernier, répandit une gloire nouvelle sur le vénérable sanctuaire. Entre temps elle confiait à David Ghirlandajo (1492-1493) divers ouvrages de mosaïque, et au miniaturiste siennois Niccolo di Bernardino un Psautier à enluminer (1497- 1498).

En matière d'architecture, il est malheureux que l'œuvre du dôme ait attaché à son service et gardé si longtemps (i Soi)- 1.^28), dans un édifice où il n'y avait plus rien d'intéressant à créer, un maître aussi éminent que Michèle San Micheli, l'illustre architecte et ingénieur véronais. Son séjour à Orvieto ne fut signalé que par la construction de l'église inférieure de San Domenico (i523) et peut-être aussi de quelques palais, par exemple le palais Buonsignori.

Figure tirto du Songe Je Polyphile (mqç).

Panneau du banc du • Cambio • de Pérouse. Sculpture sur bois par Domenico, Marco et Francesco del Tass

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