De Geymûller, les Projets primitifs
3. Il résulte de recherches récentes que le prétendu Bramante de Milan, qui d'après Vasari
BRAMANTE. 36 1
sa patrie d'adoption, abstraction faite de quelques voyages de peu de durée, qu'à la chute de Ludovic le More.
Les peintures exécutées par Bramante dans le Milanais ont presque toutes disparu. Des fragments de fresques conservés aujourd'hui au palais Panigarola- Prignetti à Milan, — des portraits en pied de contemporains, — nous montrent en lui un sectateur de l'École ombro-florentine. Sur la façade d'un autre palais de Milan, Bramante peignit un Démocrite riant et un Heraclite pleurant. La façade du palais du Podestat de Bergame, ainsi qu'une des salles du même édifice, furent ornées par lui de portraits de Philosophes. On vantait sa science des raccourcis.
Quels enseignements Bramante, qui à ce moment ne connaissait probablement pas Rome, pouvait-il trouver dans les monuments de la Lombardie ? M. de GeymuUer, le biographe attitré du maître, s'est chargé de nous répondre : « La disposition des piliers et des voûtes, dit-il, telle qu'elle s'était développée spécialement en Lombardie, pourrait avoir eu sur Bramante une influence notable. On est également autorisé à admettre que les résidences ducales de Pavie, de Vigevano et de Milan, à l'aspect si fier et si imposant, éveillèrent en