I . Cavallucci et Molinier, les délia Robbia, p. 7Q
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ce genre est un bas-relief, à la fois un peu mou et un peu lourd, une Pietà, dans l'église Sainte-Marie des Grâces, près d'Arezzo.
Cinq au moins parmi les sept fils d'Andréa délia Robbia l'assistèrent dans
Enfant emmailloté, par Andréa délia Robbia. (Hospice des » Innocenti • à Florence.)
ses travaux et continuèrent son œuvre, de même qu'il avait continué celui de son oncle; ils se distinguaient en outre par leurs convictions religieuses et par leur attachement à la doctrine de Savonarole (deux d'entre eux revêtirent l'habit de Saint-Dominique). Ces fils étaient, dans l'ordre de leur naissance, Marco (né en 1468, entré dans l'ordre de Saint-Dominique), Giovanni (né en 1469, mort vers 1629), Paolo (né en 1470, entré dans l'ordre de Saint-Domi-
nique), Luca le jeune (né en 1475), Girokmo (i 488-1 566). On ignore la date de la naissance d'un autre fils, Fra Mattia délia Robbia', dont l'existence vient d'être révélée par M. Gnoli, et qui travaillait en i525 à Rome.
Luca délia Robbia le jeune, qui semble s'être consacré plus spécialement à la peinture en majoliques, travailla pendant quelque temps à Rome, puis en France, où l'avait appelé son frère Girolamo. Nous le retrouverons, ainsi que ce dernier, quand nous étudierons l'histoire de la Renaissance dans notre pays.
Deux autres frères, Paolo et Marco, étant entrés dans les ordres, ce fut surtout Giovanni qui devint en Toscane le champion de la dynastie des délia Robbia. Sa carrière, d'après MM. Cavallucci et Molinier, peut se diviser en deux parties
La Pietà, sculpture en marbre, par Andréa dalla Robbia. (Église « Santa Maria délia Grazie » près d'Arezzo.)
bien distinctes (je rappelle que, né en 1469, il mourut vers 1629) : dans la première, il est complètement sous l'influence de son père; il l'imite à tel point et avec tant de bonheur — ce sont MM. Cavallucci et Molinier qui le déclarent — que l'on ne peut distinguer leurs travaux que les documents d'archives à la main; c'est l'époque de la belle fontaine de la sacristie de Santa Maria Novella (1497). « Dans la seconde, il rompt presque complètement avec les traditions de simplicité de sa famille ; il vole de ses propres ailes et montre un talent fort inégal; ses compositions deviennent confuses, froides, et la polychromie qu'il prodigue ne peut parvenir à les animer; c'est l'époque du grand tabernacle qu'on voit à Florence dans la Via Nazionale, du grand tabernacle exposé au Bargello. L'architecture exquise qui encadrait généralement les bas-reliefs de Luca et surtout d'Andréa ne trouve pas grâce devant Giovanni, il la juge sans doute monotone et, dans sa haine de la ligne droite, il se plait à l'enrichir des ornements les plus bizarres. Mais, en dépit de tous ses efforts, l'éducation qu'il