CLEMENT VII
et qui en était le plus digne, fut le doux .: élégant Jean d'Udine. On le : uve occupe régulièrement, de 1624 à ircu, tantôt à dorer des table: tantôt à peindre des fanions ou des étendards, travaux peu ; .- d'un tel talent.
L'orfèvrerie romaine, qui s'agitait depuis si longtemps, prit enfin son ess sous les auspices de Clément VTI : les deux colonies rivales, — celle des M nais, inspirée par Caradosso, : — des Florentins, dont le chef fut Cellini, — parvinrent, grâce à leur ardente émulation, à s'imposer à l'Europe entière.
L'art du met . r marcha de pair avec l'orfèvrerie : outre les artistes que je viens de citer, les Valérie Belli et les Giovanni Bernardi da Castelbolognese, qui excellèrent également dans la gravure sur pierres dures, et peut-être aussi Pier Maria da Pescia, multiplièrent les portraits du pape, des prélats, des grands seigneurs de la cour romaine.
Aux merveilles a. l'orfèvrerie Clément ATI associait parfois celles ue .;. céramique. En i5^7, il fît venir de Faenza « una credenza di terra » du prix de 21 ducats. De même il faisait alterner les cuirs de Cordoue avec les tapisseries et les broderies.
Pour la gravure au burin, Baviera d'abord, l'élève bien connu de Raphaël, puis Antonio Lafreri, firent de Rome comme le centre de la production italienne. Les planches exécutées pour le compte de Laireri se chiffrent par centaines. Ce o était toutefois qu'un simple industriel, et Vasari ne se gène pas pour : gnaler .:. grossièreté des trop nombreuses estampes sorties de son officine
bvrerie romaine au xvr siècle Sceau du cardinal de Vict -;:r Attribué a Lautirio.
(Musée du Lou' ;
A Rome, les Mécènes se recrutaient tout d'abord dans le collège des cardinaux. C'était une obligation pour chacun de ceux-ci que d'embellir l'église dont ils étaient les titulaires. Mais combien qui, au Heu de se borner à l'accomplissement de ce devoir, s'évertuèrent à se faire construire de superbes palais, à se faire préparer de somptueux mausolées !
Parmi les membres du sacré collège, les uns, comme le cardinal Innocenzo Cibo (7 i55o)s, brillaient par leurs richesses ou leur ambition, les autres, tels que les cardinaux Andréa délia Valle (7 1 rSu), Farnèse (plus tard le pape
1. Pour les orfèvres, comme pour le - du pontificat de Clément VIL Je pre .
la liberté de re . .::..: . . gué j'ai publié dans
de if .
a. Voyez la réce - graphie de M Staffeî i Florence, 18 .
Paul III), Passerini, Salviati, del Monte, Cesi, par leur goût pour les antiquités ou pour les productions de l'art moderne.
Autour du pape et des membres du sacré collège gravitait une pléiade de riches prélats, de grands seigneurs, de banquiers ou de commerçants désireux de se signaler.
Voici d'abord, parmi les amateurs qui avaient été honorés de la confiance de
Léon X et de l'amitié de Ra-
phaël, le dataire Bal. Turini de Pescia; il s'est immortalisé en faisant construire et décorer, par Jules Romain, sur le Janicule, la villa qui a depuis changé son nom contre celui de villa Lante (habitée aujourd'hui par M. Helbig, l'éminent archéologue). Turini vivait encore en 1641 ; à ce moment il s'occupait avec zèle de l'achèvement des tombeaux de Léon X et de Clément VII '.
Un autre favori de Léon X, le sympathique comte Bal. Castiglione, qui continuait de résider à Rome en qualité d'ambassadeur du marquis de Mantoue, eut souvent l'occasion d'intervenir dans les affaires d'art. De concert avec messire Giov. Matteo Giberti (alors dataire de Clément VII et plus tard évêque de Vérone), il s'honorait en protégeant Jules Romain.
Le banquier florentin Bindo Altoviti (voy. t. II, p. 217) rivalisa plus d'une fois en libéralité avec les souverains pontifes. Il occupa les peintres Salviati et Vasari (celui-ci peignit pour lui une Vénus sur le dessin de Michel-Ange)2, ainsi que les sculpteurs Benedetto da Rovezzano et Jacopo Sansovino, et fit modeler par Cellini, vers i55o, le buste en bronze qui orne aujourd'hui encore le palais Altoviti à Rome. Son cabinet d'antiques renfermait des pièces curieuses, dont le détail nous a été conservé par un antiquaire du temps, Aldroandi.
1. Gaye, Carteggio, t. II, p. 227 et suiv. Le tombeau de Turini fut à son tour confié au ciseau de Pierino da Vinci et de Raffaele da Montelupo.
2. Peintures de la villa Altoviti à Rome, par Michel-Ange et Vasari. Paris, 1807.
Jeune Fille noble de Rome.
(D'après le recueil de Vecellio.)