‹ Histoire de l'art pendant la renaissanceChapitre 18 sur 304 · Ranke, Gescbichte der Papste, t. I, p · texte numérisé non relu

Ranke, Gescbichte der Papste, t. I, p

4. Voir l'ouvrage, quelque peu optimiste, de M. Dejob : De V Influence du Concile de Trente sur la littérature et les beaux-arts che^ les peuples catholiques. Paris, 1884, p. III, 2,55, 321 et suiv. — Après avoir proclamé l'utilité des images, les Pères ajoutent : « Omnis porro superstitio in sanctorum invocatione, reliquiarum veneratione, imaginum sacro usu tollatur; omnis turpis quœstus eliminetur, omnis denique lascivia vitetur, it uta procaci venustate imagines non

pingancur, nec ornentur Hsec ut fidelius observentur, statuit sancta synodus nemini licere,

ullo in loco vel ecclesia etiam quomodolibet exempta, ullam insolitam ponere vel ponendam curare imaginem, nisi ab episcopo approbata fuerit. » (Labbe, Sacro-sancta Concilia, t. XX, p. 171-172; xxv° session.)

Imaginibus serais (i57o), Molanus (Jean Vander Meulen) étendit encore ces proscriptions. Enfin le Discorso intorno aile Imagini sacre et profane (1682), composé ou inspiré par le cardinal-archevêque de Bologne, Gabr. Paleotti, appuya la réforme imposée par le Concile de toute l'autorité de la situation occupée par l'auteur1.

Le résultat tut que, si les scènes profanes, mythologiques ou autres, purent se développer tranquillement, comme par le passé, même sur les parois du Vatican, en revanche, pour les sujets religieux, l'Eglise restreignit l'emploi du nu et imposa une interprétation plus normale, plus décente, des Ecritures. Nous en avons pour preuve l'ordre donné par le pape Paul IV de cacher la nudité de certains acteurs du Jugement dernier de Michel-Ange, ou encore la comparution de Paul Véronèse devant le tribunal de l'Inquisition au sujet des licences qu'il s'était permises dans une de ses Saintes Cènes'.

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