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Riau, /’Aré russe, planches

et Pronca Mikitine. En 1642, l’œuvre était déjà finie : les portraits de Basile et de sa famille en faisaient partie (1).

Le peintre Nicolas se rencontre, du reste, dans des actes de vente, car il avait des propriétés à Jassy, en 1652; en 1685, on rencontre sa veuve Alexandra, « femme du vieux peintre

Nicolas, de Jassy ». Dans les environs de sa maison, il y avait celle du peintre Étienne, marié

Famille du prince Duca, au monastère de Cetätuia. CI. M H.R.

à une Anita, maison achetée d’'Alexandra elle-même: on connaissait dans le quartier cette « maison du peintre », près de la « porte des Juifs » (2). |

C’est à leur école qu'appartiennent les peintres qui, à Saint-Nicolas, sous le règne d'Antoine Roset (Ruset), donnèrent les grands portraits expressifs de ce prince et de sa famille, ainsi que des figures d’anges, des scènes religieuses de tout point remarquables, sur-

tout par la finesse des traits et la douceur des tons.

En fait d’icônes en bois, on a déjà montré que la Moldavie en avait, dès l’époque

1. Silviu Dragomir, dans les Annales de l’Académie Roumaine, XXXVI, n° 21; Läpédatu, dans le Bulletin, V, p. 110 et suiv.

2. Cf. Bulletin, II, p. 0; Annales de l’Académie Roumaine, XXXV, pp. 345-346.

176 L'ART ROUMAÏN] URITAIRE

d’Alexandre-le-Bon, sur le cercueil de Saint Jean-le-Nouveau (1).

Au château d’Ambras, en T yrol, on voit, parmi les objets laissés par Pierre-le-Boiteux, à sa mort, dans sa retraite de Bolzano (en 1594), à côté de trois clochettes en or, deux icônes dont l’une porte son nom et celui de son fils aîné, Vlad: elles n’ont jamais été publiées (2).

Dans l’église de Saint-Jean de Bacäu, on a aussi une icône à inscription grecque, qui paraît

bien être de la première moitié

du xXvII° siècle (3).

Fenêtres gothiques du palais de Cetätuia. CI. M'H.R.

Miron Barnowski demandait cependant à Moscou, par son envoyé, le futur Métropolite Barlaam, rénovateur des presses roumaines, des icônes toutes faites pour ses fondations de Hangu et de Bârnova le moine Nazaire fut engagé dans ce but, en 1618, mais, comme son œuvre ne fut pas jugée conforme au typique, les autorités religieuses moscovites ne consentirent pas à les délivrer, malgré l'intervention de Basile, successeur de Miron, ‘en 1636 (3).

Il fallut donc se contenter du travail des maîtres roumains. Du produit de ce travail on a conservé, sinon les icônes des Trois-Hiérar-

ques, la splendide Vierge sur fond

d’or qui orne l’église de Saint- Théodore, don du Logothète Sa-

La cuisine du palais de Cetätuia. CI. M. H.R.

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