CI. M. H.R
Pierre tombale de l’église de Precista (Bacäu).
matériaux d’un album du plus haut prix, car chaque initiale est entourée d’une miniature, et les reptiles, les oiseaux, les insectes se mêlent aux feuilles et aux fleurs pour remplir le cadre. C’est tout un art nouveau, et non seulement pour la Moldavie du XVII‘ siècle, qui en surgit.
Le grand artiste anonyme n’a pas eu de successeurs. Mais sur tel privilège accordé à la corporation des marchands de Jassy un de ces peintres a donné la belle image de Saint-Nicolas à inscription grecque aux lettres arrondies. Le cadre est formé de fleurs, d’anges sortant d’un calice ouvert, d’autres soutenant des bouquets schématisés ; deux saints font une figure étonnée au mieu de toutes ces belles choses païennes de la Renaissance occidentale, dont l'influence venait maintenant de tous cûtés. En haut, il paraît même que l'artiste a voulu représenter des scènes de la vie des marchands (2).
La lettre des documents et des manuscrits est d’une grande beauté pour toute cette époque. On y employait non seulement des moines, dont l'influence décroît sans cesse, les arts devenant l’apanage des maïtres laïcs, mais, en dehors des secrétaires princiers pour les diplômes, un Borileanu, un Cristea Mihäilescul, un Bourean, un Bäseanu, un Pädure, un Buhus, un Pepelea, etc., des particuliers, tel un « diac »
Constantin, du village de Vindäoani (3).
En passant au travail des métaux, Basile avait fait de riches dons à ses églises des
Trois-Hiérarques et de Golia. Dans la première, on a conservé jusqu'aux petites cuillers
d'argent portant sur le manche, en creux, les armes du pays; à Goha aussi le candélabre
est de fabrication contemporaine: c’est un cercle de métal argenté portant les initiales du
donateur. On a aussi des veilleuses, des cassolettes en argent, ainsi que des aiguières de