‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 105 sur 207 · Melchisédek, Motite, p · texte numérisé non relu

Melchisédek, Motite, p

mode orientale et un panagiaire. La châsse qui contient aux Trois Hiérarques les restes de Sainte Parascève, dont Basile fit transporter les reliques dans ce couvent de Jassy, est très soignée (1). Des Évangéliaires reliés en argent portent la date de 1643-1642. À Golia, un disque de métal est offert par le burgrave Éphrem Häjdäu (2). On a aussi des calices, des. croix, comme celle donnée par le boïar Ilordaki Cantacuzène à l’église des Tälpälarni de Jassy, des vases pour le bain bénit, comme celui de Saint-Sabbas, de la même ville, ét que la reine Marie a choisi comme modèle pour sa vaisselle de cérémonie (3).

Il ne faut pas oublier les sceaux, qui sont d’une grande beauté pour cette période.

lvangile moldave du vire siècle.

Si les boïars emploient de simples camées ou des sceaux de bague d’une fabrication très commune, ceux des monastères, devant représenter la scène du patron, sont d’un caractère artistique très distingué. On a conservé comme bagues princières celles de la femme de Basile et de son fils Jean, des travaux d’or et d’émail, de mode occidentale, portant de face les armes du pays, avec la couronne surmontée d’une très longue croix sur les cornes du taureau pour le jeune Voévode; pour la princesse, il y a une très belle couronne à trois branches, avec des feuilles trilobées à la base et deux étoiles en haut, sur les côtés (4).

Les objets de métal n'étaient plus cependant le produit des ateliers de couvent: cette époque dans les conditions matérielles de Part roumain est bien close. Aux Trois-Hiérarques,

il y a une école de slavon et de grec, avec des maîtres, comme Sophronius Potschatzki,

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