CI. Bibl. Roum
des imprimeries roumaines vers 1650
dessiné en perspective qui creuse son sillon montre bien que l'artiste était habitué à un autre art.
À côté de l'imprimerie princière de Govora, établie en 10637, puis transportée à Dealu, qui, elle-même, employait des ouvriers roumains comme Preda, 1l y avait encore à Câmpulung, par les soins de l’hécoumène Melchisédek, Grec de Morée, l'imprimerie antérieure, à laquelle appartenaient les planches dans l’ancien style. Il se servait cependant d’Étienne et d’un second Russe, Jean Counotovitsch.
Un de ces graveurs, qui donna, en 1646, un Liturgiaire, s'était sans doute formé en Pologne, comme on le voit, par les cadres des saints et les lettres de caractère latin, dans le livre de l’archimandrite Jean (1).
Des ouvriers, des moines envoyés par le
même Métropolite roumain de la Kiev russe
imprimaient, en 1642, à Jassy, en grec, un décret du Patriarche constantinopolitain Parthénius : encore une fois, c'est un produit d'importation (2). À ce moment, les relations de Basile avec la Pologne avaient pris un caractère amical.
En 1643, les presses moldaves des Trois Hiérarques donnaient déjà, avec ce type de Kiev, un grand travail, d’une exécution artistique supérieur, un recueil de prêches : « Le Jivre roumain d'instruction pour les dimanches et les grandes fêtes ». À en juger d’après les frontispices et les nombreuses scènes religieu-
ses, et surtout d’après la planche qui repré-