‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 111 sur 207 · CI. Bibl. Roum · texte numérisé non relu

CI. Bibl. Roum

Bois des imprimeries valaques, 1670.

fondation du prince guerrier Mathieu vénère, puis Saint Antoine, patron des anachorètes, et

Saint Nicolas. En haut, Saint Étienne, patron du Métropolite, et Saint-Grégoire le Déca-

polite, de Bistrita, figurent à côté d’une belle image de l’Assomption de la Vierge; au coin

du cercle, David et Moïse, Ésaïe et Ezéchiel. En bas encore, trois des saints légionnaires et une Sainte Théophile, qui doit être de fait Philothée d’Arges, encore une protectrice du pays. Le corbeau, emblème de ia Valachie, porte sur sa poitrine un écusson avec la couronne à trois branches surmontée d’une croix. Sous l’image de Saint Démètre, on a la signature du peintre, que nous croyons pouvoir lire: Théodore de Popesti; il peut être rapproché de Lupu Dumitrovici Popesti de Lucavät, mentionné en 1664 (1). Il est sans doute aussi l’au- + teur de cette enseigne de la Métropole représentant, avec un chapeau de cardinal et une mitre, des anges, le Pantokrator avec la crosse et la Croix, un immense dragon à la base et la vue même d’une ancienne église métropolitaine sur la colline centrale de Bucarest.

On a du même, avec des inscriptions roumaines, la représentation des synodes œcuméniques en pur

style ancien, ainsi que les grandes

figures des saints dans un cadre CI. Bibl. Roum.

Ha aux ornements occidentaux, parmi Bois des imprimeries valaques, 1700.

lesquels des diablotins aux ailes crochues. Un Pierre, qui signe en roumain, ajoutant son nom de famille en cryptogramme, a donné l’image du Christ en gloire entre la Vierge et Saint Jean, ayant, dans le registre inférieur, Saint Michel, les pieds appuyés sur le cadavre d’un malheureux pécheur. Des saints,

rangés parallèlement, forment le cadre, avec deux anges dans les deux ccins supérieurs.

II. Dosithée, le représentant le plus lettré du clergé moldave à cette époque, ancien moine à Pobrata, puis évêque de Roman, pour devenir ensuite Métropolite du pays, prenant l'initiative de transposer en roumain les livres religieux, avait commencé par les faire imprimer dans le couvent russe d'Ouniev, car les

presses de Basile ne travaillaient plus après

initie son règne, ven 1053, et Pierre

Movilä lui-même avait fini sa vie en 1647. Re Re Mais ce prélat avait vu les presses vala- Bois des imprimeries valaques, 1700.

ques recommencer leurs éditions, sous limpul-

sion du Métropolite Barlaam, dès 1678. Le prince valaque de cette époque, Serban Cantacuzène,

dont l’ambition s’étendait sur plusieurs domaines de la vie publique, avait employé ses rela-

tions avec Moscou pour y demander des imprimeurs. Jean Boucov lui fut envoyé, et il don-

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