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Église de Stelea (Târgoviste).
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la façade, qui conduit à la petite tour des cloches, depuis longtemps disparue, car l’édifice est en ruines. Une ceinture de briques sépare les deux séries d’arcatures; la porte d'entrée dans le narthex est d’un travail gothique très délicat; les cadres des fenêtres offrent un dessin du même genre; la tour s’appuie sur les voûtes par cette série de figures inscrites qui sont le signe distinctif de l'architecture moldave. L'’admirable peinture de cette église, due à la
piété du prince Mathieu lui-même, qui y est représenté comme vieillard, en manteau blanc
Métropolie de Bucarest
fourré d’hermine, sur un vêtement de brocart d’or, à côté de la princesse Hélène, daterait seulement de 1743-44, lorsque furent accomplies, par des marchands, des réparations très importantes: 1l est presque certain qu'on n’a fait que rafraîchir l’œuvre d’un maître antérieur. L’iconostase doit dater de la même époque, car elle est en pierre, alors qu’au XVIII siècle on préfère le bois (1). 3
Un peintre de grand talent a passé par là. Sur les murs intérieurs, sur les colonnes qui séparent le narthex de la nef, dans les grandes images de l’iconostase et dans les scènes qui ornent ses registres successifs on a des figures parfois exquises, qui ont résisté depuis des dizaines d’années, comme celles de l’église ruinée de Ploiesti, de celle de Sâmbäta en Transylvanie, à toutes les intempéries.
Des peintres indigènes travaillaient de différents côtés à cette époque: tel ce Manea qui