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I. L'amour du futur prince Brâncoveanu pour les belles choses d’art se manifestait dès l'époque où 1l n'était encore qu’un jeune boïar très riche qui ne pouvait pas même rêver de l'héritage de son oncle maternel, Serban Cantacuzène, encore dans la force de l’âge, et ayant un fils, Georges, destiné à lui succéder. En 1683, 1l refaisait l’église des frères Craiovesti, à Bistrita (1) et lui donnait ces chandeliers en bronze, ces « ripides » du même métal, ces disques, ces cloches, cet évangile relié en plaques d'argent qu'on y admire encore. Ayant acheté la terre de Potlogi, près de la bourgade actuelle de Titu, 1l y faisait bâtir une maison de campagne et une petite église, d’un très beau style, mais qui a subi des changements très importants (entre autres, elle a perdu sa belle peinture) (2); les arcatures classiques sont restées intactes. Cette
peinture devait ressembler à celle, d’une belle
ie expression, qu'on voit encore à l’église de Po- Église de Mogosoaia. ten à AE FRE pesti (Vlasca), bâtie par le Grand-Trésorier
Crâstea (3). L'inscription commémorative, ana logue à celle de Potlogi, est d’une ligne sobre.
Monastère de Hurezi (vue latérale de l’église). Vis GL M HR:
Cette nouvelle écriture lapidaire, bien distinguée aussi bien de celles des Moldaves du XV° siècle que de l'écriture, influencée par Vemise, du XVI° siècle, offre des lettres hautes, mais plus
épaisses qu'auparavant.