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Porte de la grande église de Hurezi.
Aucune innovation : c’est le triomphe du type par l’emploi des matériaux les plus pré-
cieux, travaillés avec un soin méticuleux. Une église en croix, avec un péristyle posé sur dix
colonnes: le narthex, dont le toit est plus bas que celui de la nef, communique directement
avec cette partie de l'édifice, qui est moins longue; deux tours seules dominent de leur ligne avancée; il paraît bien qu’un second péristyle plus menu fut ajouté ultérieurement devant le premier. Mais les colonnes ont la base ornée de feuilles d’acanthes, des chapiteaux corinthiens les couronnent. Autour de la porte d'entrée, se déroule une riche garniture de feuilles et de fleurs, en bourgéons et toutes épanouies; une des rosettes qui la flanquent porte l’aigle valaque, l’autre le blason impérial des Cantacuzènes. Les deux colonnes qui soutiennent la première tour sont tout aussi soigneusement ornées. Dans les arcatures, comme à Arges, des rosettes d’un travail compliqué s’appliquent.
Aussitôt après que l'architecte Caragea, dont le nom d’origine turque (Caradscha) indique une origine balcanique, et son auxiliaire Manea, ainsi que les auxiliaires artisans, les maçons Voucachine -et Manea, le charpentier Istratie, eurent terminé la charpente de l'édifice, les peintres complétèrent leur œuvre. On pouvait, à cette époque, en faire un choix : ceux qui signent ici, en septembre 1600, sont Constantin et Jean, qui écrivent leur nom en grec, puis André, Stan, Neagoe, Joachim, des Roumains dont les noms sont rendus dans leur propre langue. Pärvu Cantacuzène étant mort, le boïar Cernica Stirbei surveillait le travail.
Cette peinture contient d’abord, admirablement rendus, le portrait de Brancoveanu, de sa famille, de ses parents, de toute la lignée des Basarab, puis on voit la série des antécesseurs
du fondateur, dont les représentations furent
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Peintures de Hurezi prince Laïote Basarab (Kv® siècle).
recherchées avec soin dans les édifices antérieurs; on voit aussi l’hégoumène Jean, premier
administrateur de cette maison, qui eut la fortune de la gouverner pendant trente ans. Les
figures et les scènes sacrées se détachent sur un fond bleu, et les artistes, s’ils n’ont pas la fer-
veur et l'élévation de leurs prédécesseurs du moyen-âge, maîtrisent parfaitement la technique (1).
1. Bulletin, 1, pp: 53 et suiv., 73 et suiv., 149 et suiv:; IL, pp. 73 et suiv., 123 et suiv.
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