NEO : PUBS
1 IE PAU Ae
Lo LE —
a Fe
Certains des vases et autres ustensiles se trouvaient déjà dans l’église dès 1692. Tels les chandeliers: leur dessin, dont on s’est occupé spécialement, notant les hardiesses capricieuses de l'inspiration, leur ressemblance avec des œuvres semblables en Occident, forment un chapitre spécial de l'art roumain. Mais les disques, les veilleuses, les assiettes, les drapeaux — celui qui représente les saints empereurs est de style occidental — ont été donnés quelques années plus tard. On avait fait venir des cloches non plus de Dantzig, mais de Vienne (1).
Aussitôt, on s’occupa des bâtisses qui devaient compléter le monastère. Dans les murs
des cellules, au-dessus de la trapéza, on construisit une chapelle de la Naissance de la Vierge,
CI, MH. R.
Peintures de Hurezi : Enfants de Brâncoveanu.
ornée d’une loggia, et d’arcatures aveugles, aux colonnes délicatement sculptées, qui fut décorée de peintures par Preda et Marin, deux Roumains (2). La petite tour s'élève sur une triple base, dont chaque rehaussement est recouvert d’un toit différent. En 1753, une autre loggia fut ajoutée par l’hégoumène Denis.
Il faut ajouter enfin le long mur des cellules, aux cinquante arcades, la voûte puissante de la cuisine, avec la tour fine qui la surmonte, et tout cet ensemble d’édifices qui forme le couvent typique de cette époque.
La peinture est aux lignes fortes, aux figures énergiques, à la technique délicate, supérieure sans doute à celles de la grande église : on voit parmi les saints des figures souriantes. Les feuilles qui séparent les médaillons (3) sont aussi plus belles que dans l’édifice prin-
cipal. On a relevé le caractère réaliste de la Naissance de Marie.