Nos Znscripti, I, p. 363 et suiv
Colonnades de la loggia de Mogosoaia CI. M. H. R.
Avec la petite scène du repas des archanges on en revient aux compositions de l’époque de Mathieu Basarab, où on voit les rochers, les arbres pliés par le vent. Dans le Triodion de la même année réapparaissent les saints en marge, comme dans les bois d’Élie, sous Basile Lupu, avec, en plus, cette exquise finesse de la ligne qu'Anthime venait d'imposer; la tulipe, la colonne du même caractère qu'auparavant ne jouent qu’un rôle subordonné, mêlées ci et là avec des réminiscences de l’art occidental. Cette fois, à la place de la signature de Métrophane, comme pour l’Évangéliste et la Scène des Anges, on a, dans toute une série, de grandes icônes, comme la résurrection de Lazare, l'entrée du Christ à Jérusalem, les scènes si vivantes de la vie de Joseph, la signature d’un maître nouveau, Joannice Bacov, qui
consigne la date de ses compositions, d’un caractère
4e. pas us . . . 114 + 0 L vieux slave, opposé au style gréco-oriental d’Anthime. JE er Etui 4 nement " . ‘44 { (LTD ES Anthime, capable seulement de styliser ses co- n°: Sas Fi nd, SA AA ÉRN re ; sat Û [AS 1 st lonnes, ses fleurs surtout, était ainsi de beaucoup 4 ee / / 2 È , : S : ss Le (fn TAN Se dépassé (1). Joannice avait un émule, qui signait à AE Jour, &
en grec, dès 1608, Démètye, travaillant à Snagov, pour le Liturgiaire gréco-arabe d’Anthime (2). Métrophane en était réduit à employer désormais les rudes bois de son disciple Ursul (3). Il collaborait, copiant ainsi Guerbest, à côté de Joannice (4), aux publicacations de cette imprimerie de Buzäu, sous le nouvel
évêque Damascène, qui avait remplacé Métrophane en
1700. Il paraît que celui-ci était le même que le didas-
cale Damascène qui voyage en Transylvanie, comme CI. M. H. R:
Évangéliaire de Brâncoveanu,
les comptes de Brâncoveanu en font mention. An- avec sa signature
thime avait transporté son imprimerie à Bucarest,
en 1705 déjà, mais comme évêque de Râmnic — les deux évêques étaient donc des artistes, — il imprimait dans cette résidence. En 1700, c'était Târgoviste qui abritait ses presses. Mais les publications deviennent rares et, malgré les gros volumes grecs que Nicolas Maurocordato fait publier à Jassy, l'effort d’art s'était arrêté.
Si dans ces domaines d’art la tradition roumaine et l’œuvre roumaine détiennent tout le terrain, si la sculpture en pierre aussi bien que celle en bois ne doivent rien aux étrangers, il est bien certain que les « argenteries » de Brâäncoveanu ont été exécutées en Transylvanie, par des orfèvres saxons comme Georges May, de Brasov-Kronstadt : on a les lettres de commande Évangéliaires, on voit les mêmes éléments que dans le travail des sculpteurs et des illustrateurs
de livres. Ainsi dans les admirables figures des Saints Constantin et Hélène qui ornent l’Évan-
1. Cf. son David, si méticuleusement dessiné, son Saint Constantin dans la PBibliografia, PP. 410, 420.