‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 158 sur 207 · CI M. H.R · texte numérisé non relu

CI M. H.R

Argenteries de Brâncoveanu : reliure.

veilleuses, sceaux, les si délicats sceaux de Brâncoveanu et de ses fils, les indications sont données, pour chacune des commandes princières, par la lettre elle-même et par l’exposition orale d’un envoyé spécial, qui apportait certainement aussi des dessins.

N'oublions pas les belles broderies d’or sur fond rouge de cette époque. Elles n’ont pas le charme des anciens travaux en rose et en bleu pâle qui distinguent le XVI° siècle, les figures n’ont plus la charmante naïveté de ces produits plus anciens, mais l’œuvre des nouveaux artistes, parmi lesquels se nomme la religieuse Despineta, est d’un riche effet d’ornementation dans les épitaphes (2).

1. Notre Brasovul si Romänii, p. 96 et suiv. — Les cloches étaient commandées à Henri de Brasov-Kronstadt (ibid, p. 08). Mais les comptes (loc. cit.) mentionnent « l'Allemand fondeur de cloches qui à fabriqué une cloche pour l’église princière de Târgoviste » (Aricescu, dans la Aevista istoricä a Arhivelor, UT, p. 661). Pour une cloche de 1667-1668, fondue par Pierre Maurer (Murator), nos /nscriptii, I, pp. 122-123. Une autre, due à Jean Scadt, Bulletin, V, p. 133.

2. Les rideaux d'église avec le travail de Despineta et du moine Athanase, Catalogue du

Musée de Bucarest, p. 167. Un travail de 1671, #bid., p. 103. Un autre, de 1681, dû à Gérasime de Galata, à Constantinople, 2bid., pp. 104-105.

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I. Après la disparition du grand patron des beaux ouvrages, cette floraison d’art continue dans le seul domaine de l’architecture. Étienne Cantacuzène, successeur immédiat de Brâncoveanu, fut le rénovateur de l’église

bucarestoise des SS. Apôtres (1). Nicolas Maurocordato, très fier de sa descendance roumaine,

Argenteries de Brâncoveanu : reliure.

qu’il faisait remonter jusqu’à Alexandre-le-Bon, et préoccupé de laisser dans les chroniques le souvenir de son règne, était naturellement poursuivi de l’idée d’une bâtisse correspondant à Hurezi. Et il fit élever près de Bucarest le couvent de Väcäresti, qui devait contenir aussi sa riche bibliothèque dépassant celle des Cantacuzènes, Constantin le père et Constantin le fils, à Märgineni, dans l’ancien palais, détruit aujourd’hui.

Rien n’y a été changé. On a encore les murs imposants, les cellules, qui servent aujourd'hui de prison, la maison princière, avec la délicate chapelle à la loggia appuyée sur des colonnes, celle qui lui correspond dans les appartements de l’hégoumène, la cuisine enfumée et surtout la belle église. On y distingue tous les éléments d'Hurezi: le péristyle lumineux, les quatre tours, les deux rangées d’arcatures. Mais, comme c'était une grande église pour les solen-

nités, auxquelles assistaient, avec la Cour, les Patriarches d'Alexandrie et autres chefs de l’or-

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