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Nos /nscriplii, I, p. 266 et suiv

thodoxie grecque, le narthex est très étendu et, ayant une hauteur remarquable, la lumière forte fait ressortir la beauté des fresques innombrables, qui ont été cependant retouchées. Ce qui fait cependant la beauté supérieure de cette église, ce sont les colonnes: en dehors de celles du péristyle, douze autres forment, dans le narthex, le groupe d’Arges, imité déjà à Cotroceni, à Saint-Georges-Nouveau. Les chapiteaux sont extraordinairement riches, les bases finement sculptées; des cannelures entourent le fût. Comme dans les frontispices des livres imprimés, des lions, des fleurs, des séraphins les ailes déployées entourent la porte surplombée

de la couronne et des armes du pays, telles que les avaient stylisées les graveurs. La pierre

Argenteries de Brâncoveanu. CL M. HR.

qui recouvre le tombeau du fondateur est ornementée dans le même style, Entre ceux-ci et les artistes de la pierre 1l y avait ainsi une continuelle influence réciproque.

On retrouve en petit toutes ces qualités dans la chapelle de la Métropolie de Bucarest, qui lui est antérieure, la grande église de Väcäresti ayant été commencée en 1716 et terminée seulement, après beaucoup de vicissitudes, en 1722. Le même Métropolite Daniel avait provoqué cette nouvelle bâtisse, qui garde aussi son beau revêtement de peintures et son iconostase, pareille, en proportions beaucoup réduites, à celle de Saint-Georges-Nouveau.

Les ornements de sculpture qui, dans la chapelle, se présentent seulement à l’intérieur, se retrouvent aussi dans la petite église bâtie en 1722 à Bucarest par l’évêque de Stauropolis,

Nicolas Maurocordato étant encore prince de Valachie à l’époque (1).

1. Nos Znscriptii, I. p. 73 et suiv.; Baltazar, dans le Bulletin, II, p. 33 et suiv. — Des travaux en argent pour Nicolas Maurocordato dans l’église bucarestoise de Radu-Vodä; nos Zuscripyu, 1, p. 253. Voy. aussi Catalogue du Musée de Bucarest, pp. 132.

grand portail

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Monastère d

La famille des Cretulescu, apparentée à Brâncoveanu par le mariage d’une des filles du prince avec le Vornic Georges (Iordachi), donna à Bucarest, en 1722, l’église, souvent refaite, qui porte ce nom (1). Ce n’est pas la seule fondation qui leur appartienne : le même Iordach1 et sa femme, la princesse Safta, fondèrent une église du même nom à Tärgoviste (2). En I 782, le Vornic Istrate et son parent, Constantin le Trésorier (dont on a un calice), commencent la réparation de l’église de Flämânda, dans la même ville. Une autre fille de Brânco-

veanu, Balasa, devenue l’épouse du boïar gre Lambrino, donnait à la capitale valaque

Ci, M. H.R.

Argenteries de Brâncoveanu : patère

l'église de « Domnita Balasa », à la place de laquelle on a érigé une lourde bâtisse moderne, d’après le modèle des églises grecques, avec des surfaces bigarrées qui prétendent rappeler l’ancien « travail cloisonné », Panä Negoiescu, frère de la princesse Marie, fit construire l'église dite de Iene (Yani, Jean), à Bucarest encore, qui conserve ses belles lignes et des plaques sculptées (3). Enfin, un Nästurel, Constantin, refit, en 1743, l’église de Slobozia (4). Un officier, le tschaouch David, qui avait servi Brâncoveanu, se recommandait à Dieu en élevant

l'église dite plus tard « de l’Icône » (5).

Nos Znscriptii, pp. 294 et suiv.

Zbid., Il, pp. 359" 366. Un crucifix donné en 1678 par Pârvu Cretulescu, 2014 WI D 1201. Nos Znscriptii, I, p. 265.

. Ibid., p. 258 et suiv.

Ibid., p. 283 et suiv.

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Barbu Väcärescu, enterré dans le vestibule de l’église de Väcäresti, fut le premier fondateur de cette chapelle de Colintina qui fut ensuite refaite par le prince Grégoire Ghica, descendant des Väcärescu par les femmes (1) Ses antécesseurs figurent dans l’obituaire de Sotänga (2) et sur l’inscription de Väcäresti, dans le même district, où l’église date de 1608-

Constantin, fils de Nicolas Maurocordato, ne donna à Bucarest que la toute petite église

CLMCHSR,

Argenteries de Brâncoveanu : patère

du Vieux Saint-Spiridion, dédiée au Patriarcat d’Antioche, dont le titulaire, Sylvestre, était alors en Valachie, et portant une double inscription, grecque et arabe (4). . Lorsque, quelques années plus tard, le prince Grégoire Ghica II, neveu du précédent, voulut éterniser son nom par la nouvelle construction de Pantelimon, dans les environs de la capitale — où on voit encore son très simple tombeau, — la décadence du grand style était évidente : l'édifice a des colonnes médiocres, et la porte en bois seule, finement sculptée, mérite une attention particulière. Si le portrait du prince Étienne Racovitä figure dans l’église qui a le même patron, église bâtie en 1760, il n’en est pas le fondateur ; on y a découvert de

belles fresques (5).

L'ère des Phanariotes représente, malgré ses grandes pompes prétentieuses, une déca-

Nos Zrscrptit Lip 2700ethsSu1v.

Tbid., IT, p. 280.

lhid., p. 283.

Thid., T, p. 267-268.

D’autres ont été dégagées à l’église « Doamnei » de Bucarest.

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