CI. M. H.R
ancoveanu
Argenteries de Br
PARTIDUMER VIII MSTÈCLE 273
Bradu (1), les charpentiers et les cordonniers de Saint-Pantelimon (2), les tonneliers de l’église du Vieux-Marché-aux-Bestiaux (Oborul Vechiu) (3), les drapiers de Delea-Nouä (4), les tailleurs d'Izvor (« église de la Source ») (5), les teinturiers de l’église de Silivestru (6), les voituriers de Popa-Rusu (7), les pelissiers de Saint-Nicolas-de-Gorgani (8), les revendeurs, de l’église
qui porte leur nom (0). Le chef de la corporation des boulangers, en 1763, fondait
Argenteries de Brâncoveanu : patère CI. M:H. R.
l’église « du chêne », près du Palais Royal actuel (10). Enfin, les tailleurs achevèrent, en 1800, l'église de Flämända (11). Deux églises portent le nom des briquetiers (cärämidari),.
En plus, dans chaque église de Bucarest, jusqu’à la moitié du XIX° siècle, on trouve, sur les objets du culte, la mention des différentes corporations roumaines de l’ancien régime. Et c’est à peine s1 les deux Cretulescu et trois ou quatre petits boïars ajoutent leurs fonda-
tions à cette œuvre des bourgeois (12).
En regard de Bucarest, Tärgoviste est en pleine déchéance, cette ville, trop près de la frontière autrichienne, n’étant pas même honorée de la visite des princes phanariotes. Cepen-
dant ce sont, à côté des Väcärescu (1768) (13), encore des négociants qui réparent l’église de la
Tbid., p. 328.
… Ibid," pp. 329-330.
Tbid., pp. 330-331.
Ibid, p. 335.
Tbid., pp. 335-336.
Ibid.
Ibid., p. 280.
. 1bid., p. 290.
. Îbid., plus loin.
. Tbid., pp. 337-338.
CPC p 2355.
12. Zbid., pp. 340-341; cf. Pp. 200, 294, ; ss 13. Nos Znscriplii, II, p. 02. En 1730, réparation de l’église de Saint-Georges par un officier; ibid., p. 95.
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ville, celle des SS. Empereurs. Le peintre Jean, prêtre, y travaillait en 1753 (1). À Saint- Nicolas, le réparateur, au commencement du siècle suivant, est un vendeur de « boccassins » orientaux, un bogasier (2). Après 1821, un tanneur fait repeindre l’Église Rouge (3 } Plus tard, en 1849, c'était un marchand de Constantinople qui prenait soin des SS. Voévodes (4).
Venant maintenant à Craiova, qui fut occupée pendant plus de vingt ans, avec l'Olténie entière, par les Impériaux autrichiens, qui, en fait de monuments, ici comme ailleurs, dans cette X/eine Walachei de la Cour de Vienne, ne laissèrent aucune trace de leur séjour, on trouve toute une série d’églises de la même époque, pendant laquelle la bourgeoisie des marchands et des artisans prit un très grand essor (5). Le négociant Pierre, fils de Tudor Boj, c’est-à-dire Bojidar, et un capitaine d'origine constantinopolitaine fondent, en 1731, l'église de Saint-Minas, où on voit un crucifix dû aux maréchaux-ferrants de la ville (6). Des marchands encore contribuèrent à la construction de l’église du Postelnic Zamfir ou Firu, l’année suivante (7). Un ancien staroste de la corporation, avec sa famille, donnèrent l'église de Saint-Georges-Nouveau, d’un très beau style et de larges proportions (8). À côté de Geanoglu, Gréco-Roumain de la classe des boïars de POltémie, c'est toute une famille de marchands transylvains, Hagi-Constantin Pop, de Sibuu-Hermanstadt, apparentée aux nobles de ce côté des montagnes, qui payent pour la fondation de « Madona Dudu » (« la Vierge du mâûrier ») (0).
Les deux Becheanu, fondateurs de Saint-Nicolas
des Transylvains (Urgureni), en 1774, ont la
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Argenteries de Brâncoveanu : calice même origine et les mêmes occupations que Hagi-
Pop (10). Toute une compagnie de marchands et d'artisans, vendeurs de boccassins, pelissiers, chaudronniers, apparaissent dans la dédication
des SS. Archanges, qui conserve de très belles icônes du XVII siècle (11), entre autres une