‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 190 sur 207 · F RE · texte numérisé non relu

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Au lieu de marquer les absides latérales par un segment polygonal, l'architecte a

Plan de l’église de Rädäuti

surélargi le mur en cet endroit en limitant ce renforcement par deux contreforts, suivant une solution que nous trouvons déjà du temps d’Étienne-le-Grand.

L’exonarthex est à grandes fenêtres gothiques; les voûtes sont, en général, d’une construction plus simple.

La reconstruction de l’église de Bistrita date de la même époque; cet édifice a: 38m. 50 de long sur 10 m. 50 de large.

L'église de la Vierge (Precista) de Roman a été construite en 15068 par la veuve de Läpusneanu, la princesse Roxandre.

Cette deuxième époque paraît être celle

pendant laquelle les re-

lations avec l'art go-

thique ont été le plus Fenêtre de l’église de Rädäuti suivies et surtout pen-

dant laquelle l’ornementation des portes et des fenêtres a pris le plus de développement.

Si l’on faisait venir au XV' siècle des maçons plu: tôt de Galicie, ainsi qu'on a quelques raisons de le croire (1), à partir du XVI° siècle de nombreux documents prouvent que les maçons venaient maintenant de Transylvanie et surtout de Bistrita; on connaît les

noms de plusieurs d’entre eux (1).

Signes lapidaires de l’église de Rädäuti

On ne sera donc pas étonné de trouver parfois de grandes ressemblances entre la Tran-

1, Läpédatu, Bulletin de la Commission des monuments historiques, 1912,

sylvanie et la Moldavie. Certaines portes ou fenêtres présentent les plus grandes analogies avec celles que nous trouvons dans les églises de Rares et de Läpusneanu.

Nous retrouvons de même en Moldavie —

et depuis les plus anciennes églises — de

nombreux signes lapidaires qui indiquent

Signe lapidane (Bistria) l'exécution de la taille des pierres par des maîtres gothiques. Ces signes n'existent pas dans le domaine de lart byzantin et ne se voient pas en Valachie, Nous en retrouvons en Moldavie qui sont très apparentés à ceux de la cathédrale de Brasov, par exemple.

Nous citerons ceux qui ont été relevés sur le socle de l’église de Cotnari (1496), et un petit ornement de Pobrata qui est probable-

ment aussi un signe lapidaire et qui est sculpté

Porte transylvaine (d’après V. Roth)

sur un écusson, ainsi que nous le voyons dans certaines églises de Transylvanie (Bra-

sov-Kronstadt, Tartlau) ou sur des construc-

tions civiles (Sibiiu-Hermannstadt).

Porte intérieure à Slatina Ces signes s'inscrivent dans des diagrammes dérivant du carré-diagramme type de

l’école de Strasbourg (1) et qu’on retrouve fréquemment sur les pierres des églises transylvaines,

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