LES MONASTÈRES
Nous n'avons, jusqu'ici, parlé que des églises proprement dites. Or, l’église, rarement isolée, faisait, dans la majorité des cas, partie d’un monastère,
Il est donc nécessaire, pour donner une idée suffisante de l’architecture religieuse mol-
VOE CENERALE DEVEST
Monastère de Moldovita
dave, de décrire les différentes constructions qui composent l’agglomération monastique.
Les types les plus complets et les mieux conservés présentent en plan une forme rectangulaire. Les murs de pierre sont hauts, d'habitude crénelés, munis de meurtrières, possédant souvent des chemins de ronde, et ils sont flanqués de tours massives, généralement carrées, quelquefois rondes, plus rarement polygonales. L'entrée du monastère se fait en passant sous une large voûte ménagée dans une tour qui sert aussi généralement de clocher.
Ce clocher est aussi quelquefois isolé et ne fait pas partie de l’enceinte (Piatra, Päpäuti).
Les tours d’entrée présentent souvent d’intéressants détails. Le berceau de la voûte
repose sur de petites consoles ou bien des nervures gothiques, ornées de rosaces ou d’écussons, soutiennent des voûtes d’arêtes. Des bancs se trouvent des deux côtés du passage. À Moldovita, les piliers des portes ont, en guise de corniche, Île motif du câble tors bien connu. À Golia, comme à Moldovita, les voussoirs de l'arc d'entrée sont ornés de
rosaces.
Ces monastères représen- Cetätuia : tour d’entrée tent donc de véritables forteresses et ce n’est que dans des temps plus récents que ce:
caractère se perd, sans pourtant que l’enceinte disparaisse.
Saint-Jean de Piatra : clocher
Rangés le long des murs et en faisant même fréquemment partie, se trou-
vent les logements des moines, du Su-
périeur, les salles de réception des étrangers (archondaric), le réfectoire (/ra- Pobrata : fenêtres du palais
peza), les cuisines, qui sont toujours un
Tour d'angle du monastère de Pobrata