DITES IIS
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placent de ce côté les figures
des évangélistes. Le cadre est formé d’une frise de fleurons. Sur le dos, une toile métallique en côte de mailles. :
S'agit-il d’une œuvre faite dans le pays même ?
Probablement pas encore.
Cândea aura pris sur lui le sacrifice nécessaire pour faire relier ce manuscrit en Transylvanie par un de ces maîtres saxons qui travaillaient pour les pays rou-
mains, ainsi qu'on le voit
par les lettres de commande CI. M. H.R. À Évangéliaire de Neamt (face postérieure). des princes et par d’autres
informations, du XVI au
xvII° siècles; mais ces mêmes lettres nous font voir que ces artistes suivaient des instructions
précises et même des modèles envoyés par les donateurs des églises. L’Académie Roumaine
possède, sans reliures pareilles, des manuscrits slavons venant de cet officine de Neamt, entre 1435 et 1447.
Mais ce qui appartient certainement au pays lui-même, c’est l’« épitaphe » fait en 1437
par ordre de l’hiéromonaque Sylvain, sous le règne du prince Étienne, fils d’Alexandre-le-
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Bon. Le Christ, d’un caractère de réalisme poignant, est étendu dans le sépulcre ; à son chevet, la Vierge, le visage crispé de douleur, le surveille, la tête inclinée; une autre femme, Madeleine, au long voile descendant sur ses vêtements, s’arrache les longs cheveux noirs. En bas, trois anges; deux autres au-dessus accomplissent leur hommage; tout le champ est constellé de croix inscrites dans des cercles ; aux quatre coins les figures habituelles (l'aigle, le taureau, le lion, l’ange).
Les inscriptions sont en grec; en slavon seulement les très belles lettres cyrilliennes entrelacées qui couvrent la bandelette par laquelle est encadré le tableau.
Il s’agit donc certainement d’un objet acheté en Orient, vraisemblablement à Constantinople et aménagé pour le couvent moldave (1).
Le moine calligraphe Gabriel notait, le 13 juillet 1447, la mort de son protecteur, patron du monastère, cet Étienne, exécuté par ordre de son neveu pour avoir fait aveugler son propre frère Élie, père de ce dernier (2). La pierre funéraire de ce prince se trouve cachée dans un coin du nouveau et grand couvent
d'Étienne-le- Grand, qui
remplaça l’ancienne église de Saint-Démètre. Ces let- CI. M, HER.
tres slavones, en relief, sont Autre reliure en argent de livre d'église moldave.
dues cependant seulement à l’époque d’Étienne-le-Grand, alors que la principauté valaque avait, trois quarts de siècle aupa-
ravant, l’inscription en creux sur le tombeau de Nicolas Alexandre Basarab, à Câämpulung.
Un travail de sculpture contemporaine est l'inscription de 1440 sur un des murs du chä-
teau de Cetatea-Albä (Moncastro), où des artisans lithuaniens avaient travaillé sous Alexandre-
1. Voy. p. 53. — Sur tous ces objets, voy. notre notice dans les Annales de l’Académie Roumaine, XXXIV, p. 453 et suiv. L 2. Voy. sur tout le sujet notre article dans le Bulletin, III, p. 97 et suiv.
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le-Bon. Les caractères grecs, écrasés et assez irréguliers, arrivant parfois à dépasser le cadre, montreraient plutôt un lapicide oriental. Une grande croix à base sculptée est flanquée de
deux cercles, dont l’un contenant une étoile et l’autre deux triangles entrelacés (1). En 1454,
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