‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 21 sur 207 · Communication de M. Paul Gore · texte numérisé non relu

Communication de M. Paul Gore

2. Voy. nos Séudii si documente, T-II, pp. XXXI-XXXIT (d’après Eubel, « Rômische Quartal-: schrift », 1808, XII Cf. le « Bulletin pour l'étude de l'Europe sud-orientale », I, p. 155 et suiv.

3. La princesse qui y fut enterrée pourrait être la Musata du xiv® siècle. Cf. « Annales de l’Académie Roumaine », XVI, p. 244.

4. Voy. notre Chilia si Cetatea-Albä, p. 70. Des icônes y étaient encastrées et, lorsque, il y a quelques dizaines d'années, on a commis le vandalisme de les remplacer, une seule s’est conservée. Elle représente la mort du saint percé d’une flèche par un guerrier tatar; deux anges encensent d’un beau mouvement la victime. C’est la plus ancienne des images saintes qui se soient conservées en Roumanie, car la Valachie ne présente qu’une icône de provenance étrangère, datant de 1467, mais ‘refaite au XIX® siècle, à l’église de Saint-Georges-l’Ancien, de Bucarest.

5: Voy. notre article dans le Bulletin de la section historique de l’Académie Roumaïne, T, p. 115, et suiv.

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avec le visage fin, les longs cheveux de sa femme. En haut, 1l y a, dans des cadres ronds,

des figures de saints et des scènes religieuses, entre autres la Résurrection (1). À qui faut-il

les attribuer? Est-ce un Grec établi en Moldavie, étant donnée la langue des inscriptions?

Nous en douterions, car le nom du prince est rendu en roumain : « Alexandrou »,

au lieu « d’'Alexandros ».

Pa bibliothèque d'Oxford détient l’Évangile d'Alexandre - le - Bon, écrit sur parchemin, en 1420, en grec d’un côté, en slave de l’autre, avec des miniatures qui n’ont pas été reproduites jusqu'ici. Il est l'œuvre d’un moine du couvent de Neamt, Gabriel, fils d'Uric, ou plutôt d’Ureche (Ourikova), car c'est un boiïar Ureche qui avait, au commencement du siècle, la charge de veiller à l’entretien des principaux couvents d'Alexandre, ce Neamt et Bistrita (1).

Ce couvent avait pris, sous le rapport de l’art aussi, un grand développement. En dehors de ce beau manuscrit, le même Gabriel, « fils d'Uric », écrivit, en 1435-1436, pour le compte d'un Roumain de Transylvanie, le burgrave de Hateg, Latco Cânda ou Câàndea, un second Évangile, en

slave, sans texte grec en

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GRMHUR;, Évangéliaire de Neamt (1435-1436) (face antérieure).

face, conservé encore dans ce couvent de moines lettrés qui avait dépassé depuis long-

; RER 5 D temps Tismana dont venaient les initiateurs de ce mouvement cultural en Moldavie. C'est,

comme dans l'Évangile d'Oxford, un travail de calligraphie admirable, créant des tradi-

tions qui ne seront pas de longtemps dépassées. Les frontispices sont ornés de rosettes

1. Cf. Sreznevski, Svéadéaniia i zaméatki, Pétersbourg 1876, p. 550.

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entrelacées et semées de perles, portant au milieu la croix, au-dessus d’une couronne et des

fleurons aux angles. Les entrelacs, les fleurons apparaissent aussi dans les initiales.

La reliure du manuscrit, en argent martelé, est de la plus grande beauté: elle représente en face la Résurrection; le Christ, auréolé et entouré de rayons én flèches, qui s'élève d'un noble geste, est entouré de la Vierge, de Saint Jean, des Apôtres et des trois Mages couronnés ; les évangélistes figurent aux quatre coins; le reste du champ, sous une frise en rhombes, est occupés par des feuilles et de larges fleurs étoilées, par-

mi lesquelles, en haut, s’en-

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tremêlent les lettres slaves

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